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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 11:01

A l’initiative de militants jeunes d’Algérie, du Bangladesh, d’Espagne, de France, du Maroc, de Palestine et de Turquie réunis lors du 1er Congrès de l’Organisation des Jeunes pour la Révolution d’Algérie les 4 et 5 décembre 2009 à Alger. 

  Appel soutenu à l'unanimité des 238 jeunes délégués au congrès de   l'OJR (Algérie)

 

 

Appel à la jeunesse du monde contre la guerre et l’exploitation

 

Ce 5 décembre 2009, des travailleurs et des jeunes du monde entier se sont rassemblés en meetings et manifestations à l’appel de 50 jeunes américains*. Ils se sont mobilisés contre, notamment, l’occupation de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Palestine et d’Haïti.

Aujourd’hui, les masques tombent. En envoyant 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan et en demandant 10 000 de plus à l’OTAN, le président Obama trahit la volonté de ceux qui l’ont élu. Quelles conséquences ? On ne compte plus les morts dans les deux camps, et le pays est devenu le premier fournisseur mondial d’héroïne. La guerre s’étend au Pakistan et force des dizaines de milliers de personnes à abandonner leur maison pour fuir les bombardements. Les jeunes des Etats-Unis et de tous les pays de l’OTAN refusent que ces guerres se fassent en leurs noms !

 

Nous refusons que des jeunes meurent pour les grandes firmes internationales !

 

Le peuple palestinien subit une punition collective. L’occupation israélienne cherche avec le soutien de l’administration des USA, des grandes puissances et la complicité de l’ONU, à briser sa résistance, en maintenant dans ses prisons plus de 10 000 prisonniers palestiniens. Droit des peuples à la résistance, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ! Nous refusons l’occupation et l’oppression. La Palestine doit être libérée de l’occupation sioniste ! Les troupes étrangères doivent quitter l’Irak, l’Afghanistan, Haïti et toutes les nations occupées !

Nous refusons que la sueur et le sang de la jeunesse soient versés pour leurs guerres !

Depuis le début de leur crise, d’après le Bureau International du Travail, 30 à 51 millions de personnes ont perdu leur emploi, plus de 200 millions sont devenus des travailleurs extrêmement pauvres. Le FMI annonce que le pic du chômage est devant nous. Par le biais du FMI, de l’OMC, de la Banque Mondiale et l’Union Européenne, ils veulent que la jeunesse et les travailleurs du monde entier paient pour les exploiteurs, les spéculateurs mafieux et la perpétuation de leur système basé sur le profit.

Ils veulent sortir de leur crise par la généralisation de la guerre et l’exploitation. Jusqu’où cela ira-t-il ?

Nous refusons de payer leur crise

 

Nous considérons qu’il est vital que les travailleurs et les jeunes du monde entier conservent et construisent leurs propres organisations indépendantes. Nous proposons à la jeunesse du monde entier de discuter et de s’associer à la préparation de la 8ème Conférence Mondiale Ouverte contre la guerre et l’exploitation, à l’initiative de l’Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples, que le Parti des Travailleurs d’Algérie accueillera à Alger à la fin 2010.

 

Aujourd’hui est le point de départ de notre combat. Nous appelons les travailleurs et les jeunes du monde entier : rejoignez nous ! Suivons l’appel de ces 50 jeunes américains, et faisons du 20 mars,  septième anniversaire de l’invasion Américaine de l’Irak, une journée internationale de lutte et de manifestation contre la guerre et l’exploitation, contre l’oppression des peuples, contre l’occupation et pour le retrait immédiat  de toutes les troupes étrangères à travers le monde !

 

Cet appel est pleinement soutenu par tous les militants construisant l'IRJ à travers le monde, dont l’AJR en France.


* Des initiatives publiques et manifestations ont eu lieu en Angleterre, Brésil, France, Espagne, Etats-Unis, Pérou, Burundi, Portugal…

Par AJR Lyon - Publié dans : International
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 10:44

Le 3 novembre dernier, Obama déclarait : « Il est de notre intérêt national vital d'envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan ». Ainsi, alors que le peuple américain l’a porté au pouvoir dans l’espoir qu’il mette fin à cette guerre, Obama veut « finir le job » en Afghanistan, c'est-à-dire continuer à massacrer le peuple afghan.

Ce nouvel envoi massif de troupes va avoir également de graves conséquences sur les travailleurs et les jeunes des Etats-Unis. En Californie des coupes budgétaires de plus de 15 milliard servent maintenant à financer l'envoi des nouveaux soldats.

Ce serait donc aux étudiants américains de payer le coût de la guerre !

« Inacceptable » : c’est ce que disent ces milliers d’étudiants de Californie qui sont actuellement en grève : de l’argent pour l’école pas pour la guerre !

 

Le système capitaliste,

c’est la guerre et la destruction de tous nos droits !

 

La guerre, c’est des milliards pour massacrer un peuple ! C’est des milliards en moins pour l’éducation ! Ce qui est vrai aux Etats-Unis est vrai également en France.

 

Ils économisent sur nos lycées pour financer leur guerre.

Ce sont encore 16 000 suppressions de postes cette année, parce qu’il faudrait « se serrer la ceinture ». Résultat, ce sont des classes surchargées, des conditions d’études qui se dégradent.

C'est la nouvelle réforme des lycées de Sarko qui vise à détruire tout simplement le bac national. Un « bac maison », différent d’un bahut à l’autre, ne garantira aucun droit.

L’AJR combat la guerre parce que l’argent qui sert à tuer les Afghans, il faut qu’il serve à garantir un vrai bac national et des postes de profs !

C’est pour ça que l’AJR combat partout pour le retrait immédiat de la réforme des lycées et pour l’arrêt des suppressions de postes !

 

 

A la Fac, la LRU (loi d'autonomie), au travers de ses financements privés, permet à l'Etat de se désengager et de financer la guerre.  

Privatiser des universités et intégrer des patrons dans les Conseils d’administration, c'est transformer les facs en entreprises « rentables ».

C'est la masterisation des concours, contre laquelle les profs et les étudiants continuent de se mobiliser, qui s’applique. C'est l'envoi de milliers d’étudiants (M1/M2) en stage, sans formation, dans des classes ; c’est la destruction des IUFM, (garantissant l'égalité entre les candidats) ; c’est au final la destruction du statut de fonctionnaire pour tous les futurs profs ! Créant des profs précaires !

L’AJR combat la guerre parce que l’argent qui sert à tuer les Afghans, il faut qu’il serve à garantir de vrais diplômes nationaux, de vraies formations.

C’est pourquoi l’AJR combat pour que l’unité se fasse pour le retrait de la masterisation, et combat la LRU !

 

 

Sous couvert de la crise, on ne pourrait pas sauver les jeunes de la précarité ?

Le plan jeune de Sarko, des petits boulots, le RSA, le chômage... autant de réformes et de plans qui maintiennent les jeunes dans la précarité. Ce n'est pas un hasard si depuis quelques temps l'armée va recruter là où le taux de chômage des jeunes explose (40% dans les banlieues), qu'ils fassent de la pub au cinéma, sur les serviettes des restos universitaires, sur les tables des cafés,...

De l’argent ils en ont trouvé pour « sauver » les banques, ils en trouvent pour « sauver » la guerre en Afghanistan. Et nous dans tout ça !

L’AJR combat la guerre parce que l’argent qui sert à tuer les Afghans, il faut qu’il serve à garantir un vrai travail avec un vrai salaire à tous les jeunes !

C’est pourquoi l’AJR combat pour le retrait du plan jeune de Sarko, pour l’interdiction des contrats précaires, pour un CDI pour tous les jeunes, pour l’interdiction des licenciements !

 

 

A bas le système capitaliste et ses institutions

qui nous plongent dans la guerre et la précarité !

 

Le système capitaliste ne nous « offre » qu’un seul avenir : la guerre et la misère. Pouvons-nous l’accepter ? Il n’y a pas d’autre issue que de s’organiser pour combattre ce système : on ne peut pas « moraliser » le capitalisme, parce qu’on ne peut pas « moraliser » les guerres et la misère qu’il engendre.

De même, on ne peut prétendre combattre réellement dans l’intérêt des jeunes sans remettre en cause les institutions capitalistes, et en premier lieu l’Union Européenne.

Avec le nouveau Traité de Lisbonne, les Etats-membres sont tenus de respecter les choix militaires de l’Otan : quand l’Otan, c'est-à-dire les Etats-Unis, décide d’envoyer plus de troupes en Afghanistan, tous les pays de l’UE sont tenus de le faire.

De même, la privatisation des universités découle du Processus de Bologne, une réforme au niveau de l’UE qui entraine la privatisation-destruction de l’université partout en Europe.

Pareil pour les suppressions de postes dans les lycées, ou les contrats précaires : l’UE impose des « restrictions budgétaires », et en premier lieu dans les budgets de l’éducation.

On ne peut combattre ces réformes sans poser la question de la rupture avec les institutions capitalistes, incarnées en premier lieu par l’Union Européenne.

 

 

LE 20 MARS 2010 : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LA GUERRE

 

L’AJR est une composante de l’IRJ, l’Internationale Révolutionnaire de la Jeunesse. Elle en fait partie, parce qu’elle pense que partout ce sont les mêmes problèmes qui sont posés : en Allemagne, les étudiants manifestent par milliers contre la mise en place du LMD ; comme en Autriche, en Grèce ou au Portugal ; aux Etats-Unis, c’est la plus forte mobilisation depuis 1967 chez les étudiants ; en Irak et en Afghanistan, où l’on refuse aux jeunes d’avoir un avenir. C’est ainsi que s’exprime la résistance des jeunes à la destruction des diplômes et de leurs droits. Ils se battent pour que l’argent revienne à l’éducation, et non pas à la guerre !

 

 

Le 20 mars 2010, ce sera le septième anniversaire de l’invasion de l’Irak. Ce sera également la Journée internationale contre la guerre, lancée à l’initiative de 50 jeunes américains.

 

Nous, membres de l’AJR, nous serons présents le 20 mars, pour dire :

 

Retrait de toutes les troupes d’Afghanistan !

De l’argent pour les jeunes, pas pour la guerre !

 

Nous sommes solidaires du peuple afghan ! Mais la meilleure aide, c’est le combat, tout de suite, maintenant, contre la destruction des droits des jeunes et des travailleurs en France !

 

 

Remplissez vos bons de participation pour cette journée !

Aidez à la préparation d’un regroupement de combat

contre la guerre et l’exploitation!

Par AJR Lyon - Publié dans : International
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 10:42

Nous avons appris que vous, étudiants allemands, menaient un mouvement de grève depuis le mois de novembre. Vous vous battez contre des amphis et des filières surchargées, contre le manque d’argent public dans les universités et contre la mise en place du LMD.

En France, dans nos universités, nous sommes confrontés à une situation similaire : chez nous, les universités souffrent également depuis plusieurs années du manque de financements publics. Et surtout, nous sommes également confrontés à la mise en place du LMD et de la LRU (Loi de responsabilité des universités), qui signifie une autonomie accrue des universités. Nous sommes attachés à nos diplômes nationaux qui nous garantissent un vrai travail ; nous sommes attachés à une formation disciplinaire de qualité dispensée par des enseignants-chercheurs bénéficiant d’un statut national leur permettant de concilier recherche et enseignement.

Aujourd’hui, tout cela est en train d’être détruit par la LRU, qui en plus de faire appel à des entreprises privées, ce qui remet en cause le caractère national de nos diplômes, détruit nos diplômes, nos enseignements. Nous nous battons en ce moment contre la masterisation, réforme de la formation des enseignants, qui prévoit non seulement une moins bonne formation des enseignants, mais aussi la précarisation des futurs enseignants, car il n’y aurait plus de concours national, donc plus de statut national de professeur.

Les réformes destructrices qui touchent nos systèmes universitaires respectifs ont la même origine : c’est le processus de Bologne : sous prétexte d’harmoniser les systèmes universitaires à l’échelle européenne, l’Union Européenne et les gouvernements remettent en cause le droit à l’éducation pour tous, dévalorisent les enseignements et détruisent les diplômes.

Nous nous battons contre la même chose. Nous avons fait grève pendant trois mois cette année sans obtenir satisfaction, mais nous continuerons à nous battre tant que ces réformes ne seront pas retirées.

Comme vous, nous revendiquons le droit aux études pour tous, de l’argent pour l’éducation, pas pour les banques ni pour l’armée !

 Amitiés révolutionnaires,     

La permanence nationale de l’AJR, section française de l’Internationale révolutionnaire de la jeunesse

Par AJR Lyon - Publié dans : International
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 12:20
La jeunesse des Etats-Unis d’Amérique a massivement voté pour Obama, parce que son programme était en rupture avec la guerre en Irak. Aujourd’hui, l’administration de la Maison Blanche ne prévoit toujours pas de retirer les troupes engagées en Irak, et planifie une intensification de la guerre contre le peuple Afghan : un contingent supplémentaire de 44 000 soldats a été envoyé.

Le gouvernement d’Obama poursuit la conduite d’une politique militariste
à travers le monde (Afghanistan, Irak, Haïti, etc.), notamment en maintenant plus de 730 bases sur les cinq continents, et en faisant pression pour en établir de nouvelles (par exemple en Colombie). A eux seuls, les Etats-Unis d’Amérique ont totalisé 41% des dépenses militaires mondiales en 2008 (coût des guerres en Irak et Afghanistan : 903 milliards de $). Et toutes ces guerres ouvertes, toutes ces occupations, dont les médias peinent à ne montrer que les aspects « tolérables » (guerre « propre », « frappe chirurgicale », « guerre avec 0 mort », etc.), trouvent à s’étendre dans des conflits sanglants dans lesquels la première puissance mondiale n’est pas sans responsabilité : Palestine, Pakistan, conflits « ethniques », etc.
Cette barbarie, persistante, est aussi recrudescente : les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 45% en 10 ans pour atteindre 1464 milliards de $ en 2008 ! Face à cela, la jeunesse américaine, refusant de tuer ou de mourir pour l’empire états-unien, réclame un avenir : un autre choix que celui de l’enrôlement militaire pour le profit d’une minorité, le droit d’accès à la culture et à la qualification, le droit au travail et donc à une existence digne. C’est dans cet esprit que 50 jeunes, de tous les Etats-Unis d’Amérique, ont rédigé et adressé à la jeunesse un appel contre la guerre, enjoignant ses organisations à participer à une campagne internationale de la jeunesse contre la guerre.

L’AJR construit l’Internationale Révolutionnaire de la Jeunesse, et en tant qu’organisation politique de jeunes, elle a choisi de répondre à cet appel.

La jeunesse du monde entier ne peut accepter que le président Obama, après avoir reçu le prix Nobel de la paix, poursuive en toute continuité la logique d’une guerre sans fin. En effet, la jeunesse européenne est elle-aussi confrontée à cette invitation à la barbarie : l’union sacrée contre le terrorisme et les « Etats voyous » a rallié nombre de partis se prétendant de l’intérêt du plus grand nombre.

En France comme ailleurs, cette déclaration de guerre faite à la jeunesse s’accompagne et se complète d’une panoplie d’attaques visant à déqualifier les jeunes. Sans diplôme reconnu, sans métier susceptible de rapporter un vrai salaire, les futurs et jeunes travailleurs seront conduits à accepter la solution désespérée de l’engagement militaire, en échange du financement de leurs études et de leurs prêts : de leur survie.

AUCUN JEUNE NE PEUT ACCEPTER !
NON A LA RELANCE ECONOMIQUE PAR LA GUERRE !
NON aux transferts budgétaires de l’éducation et la santé vers l’armée !


MEETING DES GROUPES AJR DE LYON :
Contre la guerre et pour le retrait des troupes d’Afghanistan,

Le samedi 5 décembre 2009, de 14h30 à 17h30,
Local ARODERSE, 166 rue Baraban à Lyon (3ème arrondissement).
Bus 11, 34, 28 : arrêt Rouget de Lisle.

Par AJR Lyon - Publié dans : International
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 12:15
Depuis la mi-Octobre l'UNEF mène campagne dans les IUFM pour le retrait des décrets d'application de la masterisation des concours de l'enseignement (CRPE, CAPES, Agreg), votés le 28 Juillet dernier au Conseil  des ministres
L'UNEF souligne très justement que le choix de placer les concours à l'issue du Master 2 va considérablement surcharger les étudiants, entre les révisions pour les épreuves, la rédaction du mémoire pour valider le M2 et les 108h de stage en responsabilité (pour l'instant encore facultatifs). Cela constituera un M2 à 2 vitesses, entre ceux qui ont des besoins financiers et qui choisiront de faire le stage, et les autres qui prendront ce temps pour  réviser

ette soudaine position de l'UNEF est un incontestable point d'appui pour les étudiants, surtout si l'on ajoute les positions des syndicats enseignants (FSU et FO), également pour le retrait des décrets.

Le problème est que l'UNEF ne demande pas le retrait total de la réforme de formation des maîtres, le retrait des stages en responsabilité, le maintien du recrutement sur concours à Bac+3 (Bac+4 pour l'Agreg), la restitution des postes supprimés dans l'Education Nationale.
Au contraire, elle demande un "bon encadrement des stages" en exigeant la mise en place de maîtres de stage, des lieux de stage proches du lieu d'études, et que les stages rapportent des crédits ECTS. Dans une lettre ouverte adressée le 15 Octobre à Luc Châtel et Valérie Pécresse, envoyée en commun avec 3 syndicats enseignants (FSU, CFDT et UNSA), elle regrette que les travaux réalisés dans la commission Filâtre-Marois n'aient pas été pris en compte dans la réforme. Elle demande qu'une fois les décrets retirés, une "authentique" négociation reprenne pour appliquer une "bonne masterisation", c'est-à-dire que les épreuves du concours soient placées à la fin du M1 et non du M2, qu'il y ait un cadrage national des Masters et une carte nationale des formations
Cela alors que le mandat très clair donné par la CNU et les centaines d'AG du mouvement universitaire de l'an dernier était le retrait total et inconditionnel de la réforme de masterisation !

Et pourquoi l'UNEF ne dit-elle rien sur :
- la disparition des spécialités disciplinaires → il s’agit d’un Master "enseignement", et non plus d’une formation liée à une discipline. Il n'est par exemple pas prévu d'oral pour ceux qui passent les épreuves de langue vivante.
- le devenir des "reçus-collés" → ceux qui auront réussi leur M2 mais pas le concours pourront être employés en tant que vacataires par l'Education Nationale. Ils remplaceront peu à peu les titulaires fonctionnaires comme c'est déjà le cas en Italie.
- la suppression du statut de fonctionnaire stagiaire et de son salaire (1400 €/mois) une fois le concours
- la suppression des IUFM → la formation des maîtres sera prise en charge dorénavant par les universités à travers les Masters enseignement.

Rappelons que l'unique objectif du gouvernement à travers cette réforme n'est pas d'améliorer la formation, mais de réaliser des économies d'échelle : la mise en place de 50 000 stages en responsabilité en M2 et l'emploi de vacataires "reçus-collés" va permettre de supprimer 18 000 postes d'enseignants en 2010. Il n'y a donc pas de "bonne masterisation" !

Siéger dans la commission Filâtre-Marois, c'est comme participer aux Etats Généraux de l'Enseignement Supérieur, siéger dans les conseils de gestion des universités (CA, CEVU, Conseils d'UFR…) : c'est se couper des revendications et des étudiants pour accompagner les réformes, c'est se cadenasser en tant que syndicat et s'intégrer dans la gouvernance ! Dans ce cadre de consultation les jeux sont faits par avance : c’est discuter de décisions déjà prises. La seule manière de gagner sur les revendications n’est-elle pas de les porter avec les étudiants en délégation là où ça se décide (au ministère, au président d’université, au CA etc.), dans l’unité avec les organisations syndicales ? Ne faudrait-il pas faire voter chaque amphi pour leur faire prendre position sur les revendications, en instaurant un système de délégués par filière, par amphi ?

Pour notre part à l’AJR, nous combattons pour la constitution d’un véritable syndicat étudiant, indépendant de l’Etat, des partis et surtout des conseils de gestion d’université. Ce syndicat devra inconditionnellement se placer du côté des étudiants, car il doit être le reflet de leurs revendications. Et ces revendications sont celles exprimées par des milliers d’étudiants au cours des grèves de ces dernières années :

Retrait total de la réforme de masterisation des concours et de ses décrets d'application !
Maintien du recrutement à Bac+3/Bac+4 ! Maintien des IUFM en l'état !
Maintien des concours actuels et des qualifications disciplinaires !
Maintien du statut de fonctionnaire stagiaire avec salaire !
Restitution de tous les postes supprimés !
Retrait de la LRU ! Retrait du LMD !



Certains militants de l’AJR ont choisi de rentrer dans l’UNEF, pour mener une discussion avec tous les étudiants sur cette base.

Par AJR Lyon - Publié dans : Etudiants
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