A la dernière réunion du groupe AJR Lyon II, pour relancer l'activité à la rentrée, a été décidé de tenir une table de diffusion 1 à 2 fois par semaine (selon les
disponibilités) sur le campus. Cette décision s'inscrit également dans l'objectif de 50 cartes à Lyon fixé par l' AG de AJR Lyon pour le 31 décembre 2009.
La première diffusion s'est donc tenue ce mercredi midi
devant le resto U. 5 militants étaient présents sur les 8 militants que compte le groupe.
Sur la table, en plus des affiches "unité pour l'interdiction
des licenciements" :
- Les tracts Lyon II,
- le journal Révolution n°5,
- le Bulletin Lyonnais n°21 (supplément au Journal AJR),
- la brochure de l'AJR de Lyon "Six questions sur la bataille pour la marche unie pour
l'interdiction des licenciements",
- des appels de la Conférence pour l'unité pour l'interdiction des
licenciements réunie à Puteaux le 5 septembre,
- des pétitions "unité pour aucune augmentation des frais d'inscription",
- des brochures "classiques du marxisme"(Le manifeste du Parti
Communisme, Le marxisme et notre Epoque et la Révolution d'octobre, deux textes de Trotsky)
- les cartes AJR.
Très bonne écho reçu et beaucoup de discussions. Les
étudiants craignent de voir la grève recommencer du fait d'une part des difficultés qu'a causé le blocage l'an dernier, et d'autre part du fait de la conscience, certes imprécise mais réelle, du
rôle des appareils dans le précédent mouvement (division et découragement). Mais ils sont bien évidemment très réceptifs quand il s'agit de défendre les diplomes, les filières et le CDI. Il ne
comprennent pas pourquoi l'UNEF et la FSE ne répondent pas à la proposition de combat commun contre les frais d'inscription.
61 signatures sur la pétition "pour l'unité pour aucune
augmentation des frais d'inscription". La plupart laisse son contact pour être contacté à l'occasion de la délégation que nous voulons mener chez le président de la fac. Quelques
revendications localisées sont relevées (exemple : des TD surchargés ou qui se chevauchent, etc.) et il est proposé aux étudiants touchés de se voir avec d'autres de leur amphis pour discuter de
la bataille à mener (délégation au Doyen par exemple). Tous seront recontactés pour se réunir afin d'organiser la délégation à la présidence.
A chaque discussion, la question des frais d'inscription et
des revendications en général est ramenée à la bataille pour sauvegarder nos qualifications et nos emplois : donc la question de l'interdiction des licenciements. Certains s'arrêtaient même
signer la pétition sur les frais d'inscription en ayant simplement aperçu les affiches "interdiction des licenciements". L'appel du 5 septembre a été discuté à plusieurs reprises.
Discussion avec un étudiant :
"Quel rapport avec la bataille du NPA ? (...) C'est quand même incroyable qu'il ne réponde pas à vos appels. Je comprends pas. Ok, y'en a qui veulent pas faire
l'unité avec des réformistes, ou inversement avec des révolutionnaires, mais bon...
- Ne penses-tu pas qu'on peut faire abstraction de ça dans la situation actuelle, sur un mot d'ordre si vital ?
- Bien sûr que si, je suis à fond pour l'unité, mais pas avec le gouvernement".
Un militant NPA justement, s'arrête pour discuter. Il signe
la pétition et embreille sur la question des licenciements. La discussion sur les significations du mot d'ordre IdL va assez loin (mot d'ordre révolutionnaire, digression sur la révolution
d'octobre 1917, etc.). Et ce militant nous indique qu'il a rejoint le NPA, pas forcément sur toute sa ligne, mais pour s'organiser politiquement. Quand on insiste sur le front unique sur cette
question il est convaincu, et se pose la question du refus de réponse du NPA et des autres. Il est d'accord pour laisser son numéro pour être contacté pour se réunir pour discuter des comités et
du 28 novembre.
L'enthousiasme est général (militants comme étudiants).
Beaucoup d'étudiants nous ont demandé si nous étions là régulièrement car ils veulent poursuivre la discussion. Ils sont enchantés d'apprendre que cette table de diffusion va être maintenue au
même créneau pour leur premettre de nous revoir, tout en indiquant les prochaines réunions AJR à venir. Tous laissent un numéro.
Au final : 5 Journaux
Révolution et 5 Bulletins Lyonnais ont été vendus, ainsi que deux manifestes du PC. Trois accords fermes d'étudiants ayant acheté des documents nous ont été exprimés pour venir à la réunion AJR
qui se tient le lendemain.
- Offensive contre nos diplômes, les revendications demeurent ;
- Non à l'expérimentation de la réforme des lycées ! (extrait d'un exposé du camp) ;
- Camp AJR : des jeunes réunis pour organiser le combat à la rentrée ;
- Compte rendu de la réunion Jeunes Travailleurs du camp ;
- Oui il est possible d'arrêter les licenciements : il faut l'unité de tous ! ;
- "Organisons ensemble la marche unie " extrait de l'appel de la conférence de Puteaux du 5 septembre (appel complet disponible auprès des militants AJR) ;
- Plan Hirsch : la précarité pour tous ;
- "Que se cache-t-i derrière la constitution d'un Etat palestinien ?" (extrait d'un exposé du camp) ;
- Guadeloupe : la lutte n'est pas terminée (extrait d'un exposé du camp) ;
- Honduras : révolte contre le coup d'état ;
- Capitalisme et écologie (extrait de la brochure ecologie issue des discussions du camp bientôt disponible).
La rentrée de septembre est enfiévrée, non pas par la Grippe A comme les JT peuvent nous le rabâcher, mais par les plans de licenciements ( 2,6 millions de
chômeurs ). À l’heure où 600 000 jeunes arrivent sur le marché du travail et que d'ores et déjà le nombre de jeunes intérimaires a baissé de 26%, qu'est ce que le
gouvernement nous propose ? Il vient d’offrir 400 milliards d’euros aux spéculateurs et aux banques. Quant à nous, les jeunes, il ne nous offre que la précarité, du chômage, et le plan
Hirsch !
Qui peut croire aux soi-disant miracles du « Livre Vert », qui, notons le, a été coécrit par l'UNI et L'UNEF ! Comment comprendre l’UNEF, qui prétend
être le premier syndicat des étudiants, et n’hésite pourtant pas à trahir les revendications des jeunes ?
Les missions locales seront renforcées. Celles-là mêmes qui nous poussent vers une succession de petits boulots, sans aucune stabilité !
Mais combien sommes-nous à avoir été baladés de services en services, et de mission locale en mission locale ? Entendant le même refrain encore et encore :
« Avec une licence en poche, vous êtes trop qualifié, pourquoi est ce qu'ils [ l'ANPE ] vous ont envoyé là ? ».
Ces « Contrats Jeunes » ou « compromis jeunes » se résument pour la plupart à accepter d'être payé au pourcentage du SMIC pour que notre
patron bénéficie d'exonérations de charges et qu'en échange il s'engage à nous garder un an, plus ou moins...
Grosso modo, on est condamné à accepter n'importe quel boulot, payé au pourcentage du SMIC, tout en sachant que l'on sera viré au bout d'un an ! Pour qui nous
prennent-ils ?
Il est clair que le gouvernement ne souhaite qu'une seule chose : déqualifier les jeunes au maximum pour mieux les exploiter ! Le gouvernement Sarkozy et
l'Union Européenne, garants du système capitaliste, veulent pouvoir aider les entreprises à disposer de jeunes sans qualification pour ne pas craindre d'avoir à les payer proportionnellement à
leur niveau d'étude.
On comprend alors le rôle des réformes Darcos et Pecresse véritables atteintes envers l'éducation des lycéens et des étudiants : Si l'on supprime le bac national,
les diplômes professionnels et universitaires, cette politique engendrera des travailleurs sans vraie qualification, donc sans droits dans les conventions collectives, ... transformer un jeune
en outil animé, voilà la finalité de la politique capitaliste incarnée par l'Union Européenne et Sarkozy !
Comment est-il possible, seul, de se battre contre ce mur instauré et entretenu par le gouvernement et l'Union Européenne ? Il faut s'organiser, notre situation
en tant que jeune est catastrophique. L'AJR est l'organisation politique de jeunes qui lutte aux côtés des jeunes travailleurs et qui se prononce pour un vrai travail, un vrai salaire qui
reflètent notre qualification.
·600000
jeunes entrent sur le marché de « l’emploi »
·12
millions d’élèves/lycéens/étudiants font leur rentrée dans des conditions catastrophiques (pas de place dans les lycées, augmentation des frais d’inscription, limitation des inscrits dans les
filières et les unités d’enseignements, filières supprimées)
·13500
postes supprimés dans l’éducation nationale
Le gouvernement réaffirme qu’il va poursuivre la mise en place de toutes les contre-réformes annoncées (destruction du bac, disparition du BEP, regroupement des
universités et diminution de l’offre de formation, toujours plus de suppressions de postes).
L’application de toutes ces contre-réformes organisent la déqualification de toute la jeunesse. S’attaquer à nos qualifications c’est s’attaquer à notre droit à
un vrai travail, avec un vrai salaire et un CDI pour tous inscrit dans des conventions collectives, c’est s’attaquer à notre avenir.
Cette dernière année le chômage des jeunes à augmenté de 37.2% !
Quel avenir pour la jeunesse ? Alors que l’Etat français a versé 426 milliards d’euros pour les banquiers et les spéculateurs afin de financer les plans
licenciement se sont 600000 jeunes qui arrivent sur un marché du travail détruit.
Plus que jamais l’AJR pose la question : ne faut-il pas une marche unie de toute la population sur Paris pour dire : nous voulons un avenir
alors interdiction des licenciements ! ?
Dans ce cadre le bureau de l’AJR convoque l’assemblée générale de l’AJR ouverte à tous (militants et non militants) pour s’organiser dès la rentrée face à ses
attaques.