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Mercredi 9 septembre 2009

Salut camarades,

Vous n'êtes pas sans savoir que nous avons mené campagne sur les chaines d'inscription de Lyon II en juillet, sur l'axe principal de "aucune augmentation des frais d'inscription". Certains de vos militants ont signé notre pétition allant dans ce sens.

Les derniers chiffres qui viennent de tomber indiquent une augmentation de 3% des frais de rentrée à l'université (plus de 1,5% en moyenne des frais d'inscription, ticket Resto U passé à 2¤90, augmentation des loyers du CROUS (plus de 10 à Paris), etc.). Personne ne peut accepter et les discussions avec les jeunes rencontrés sur les chaines d'inscription cet été en témoignent.

Cette augmentation des frais d'inscription va empirer. M. Copé revendique le fait qu'il faille " lever le tabous de la sélection et des frais d'inscription" dans le cadre de la mise en place de l'autonomie, déjà effective à Lyon I, bientot à Lyon III et Lyon II (comme le confirme le dernier CA de juillet).

Nous ne tomberons pas dans les manoeuvres du gouvernement qui souhaite nous voir tirer un trait sur le mouvement pour le retrait des décrets mené dans l'unité avec les professeurs et les personnels, maintenant ceux-ci votés. Ce combat pour la défense des qualifications, des concours et des diplômes nationaux est toujours d'actualité.
Et le combat contre l'augmentation des frais d'inscription est lié. Au même titre que l'orientation active, la hausse des frais constitue un moyen de sélection des étudiants, les empêchant de s'inscrire dans l'université et la filière de leur choix.

Et tout cela sans parler des dernières annonces de Pécresse sur le CROUS, et du rapport de la DIACT sur la réorganisation de la recherche et de l'enseignement dans le bassin parisien, 2 pas de plus franchis dans la destruction de nos universités, de nos diplômes et du CROUS.

Nous ne pouvons accepter cette atteinte supplémentaire aux droits des jeunes à étudier, à avoir le diplôme de leur choix.

Nous avons contacté O. Christin, le président de Lyon II, pour demander à le rencontrer pour lui demander des comptes là dessus. Il ne nous a pas encore répondu. Nous avons l'intention de mener campagne dans tous les amphis à la rentrée pour organiser une délégation des étudiants pour réclamer aucune augmentation des frais d'inscription.

N'est ce pas le rôle des organisations étudiantes de faire l'unité pour combattre sur ces revendications précises avec les étudiants ?
C'est ce que nous pensons, et c'est pour cela que nous nous adressons à vous pour vous demander de nous rejoindre la-dessus et au plus vite.
Quel étudiant pourrait comprendre que nous ne menions pas ce combat ensemble, pour la défense des droits de tous les étudiants à avoir accès à l'université et à la filière de leur choix, , à obtenir un diplôme national ?!
Qui pourrait comprendre que l'un, premier syndicat étudiant de France, et l'autre, premier syndicat étudiant sur Lyon II, ne se battent pas pour porter et combattre sur les revendications élémentaires des étudiants aujourd'hui:
- aucune augmentation des frais d'inscription !
- aucune sélection à l'université, de quelle forme que ce soit !
- défense des diplômes nationaux ! un vrai diplôme pour tous !

Nous proposons que la pétition que nous avons fait signer par des centaines d'étudiants en juillet, intitulée "Unité des organisations se revendiquant de la défense des droits de étudiants pour aucune augmentation des frais d'inscription", soit une base de discussion et de combat.

Qu'en pensez-vous ? Répondez.

Pour notre part, quoi qu'il en soit, nous serons dans tous les amphis à la rentrée pour mener le combat aux cotés des étudiants et les organiser sur leurs revendications

La permanence estivale de l'AJR Lyon.

Par AJR Lyon - Publié dans : Etudiants
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Mercredi 9 septembre 2009

20 jeunes travailleurs membres de l’AJR se sont réunis pour dresser une image de la réalité. Benjamin explique : « j’ai une licence. Et pourtant, tout ce que j’ai pu trouver après mon diplôme, c’est un CDD de 4 mois, comme vendeur dans un vidéoclub. Mon contrat a été transformé en CDI, mais dans une semaine, le 10 septembre, je me retrouve à nouveau sans travail pour licenciement économique. » De même, la destruction du BEP, avec le Bac PRO en 3 ans au lieu de 4, premier diplôme reconnu dans les conventions collectives, participe à la destruction de la qualification. C’est pourquoi nous réclamons pour tous les jeunes :

 

Un vrai diplôme, un vrai travail, un vrai salaire !

 

Est-ce cela l’avenir que réserve le système capitaliste aux 600 000 nouveaux travailleurs ? Les pôles emplois débordés par les licenciements massifs dans l’industrie comme à Caterpillar, Continental, Sanofi, Valeo, les destructions de postes dans la fonction publique, des pôles emplois qui effacent de leurs listes les allocataires qui n’ont pas fait le bon « clic » au bon moment ? Serait-il trop de demander un emploi qui reconnaisse nos diplômes et qui assure à tous la possibilité de se loger, de se nourrir et pourquoi pas de fonder une famille ? Aujourd’hui le chômage touche 24% des 15-24 ans. L’AJR est donc résolument pour le mot d’ordre :

 

Interdiction des licenciements !

 

Le gouvernement répond par le plan HIRSCH. Ce plan prévoit l’embauche de 100 000 jeunes en contrat d’alternance pendant deux ans. Pendant cette période, l’Etat payerait « la plus grande partie du salaire ». Et rien n’assure aux 100 000 jeunes d’être embauchés après ces deux ans de travail gratuit pour les patrons! Plus que jamais, c’est la remise en cause des droits des jeunes. Ce n’est pas une solution à la crise.

 

Retrait du plan Hirsch !

 

En plus de ces 100 000 « contrats », M. Hirsch veut étendre le RSA (Revenu de Solidarité Active) aux moins de 25 ans. Qu’est-ce que le RSA ? « Expérimenté dans 34 départements, le RSA doit se substituer à partir de juillet 2009 au revenu minimum d’insertion (RMI) et à l’allocation parent isolé (API). Il permet en cas de reprise d’emploi de cumuler un petit salaire et une partie de l’ancienne allocation » (AFP). Le RSA, c’est pousser les jeunes à prendre des boulots sous-payés. Tout cela étant fait dans le adre des directives de l’Union Européenne, qui veut imposer la « flexicurité », c’est-à-dire la flexibilité, et donc la précarité pour les travailleurs, et la sécurité pour les patrons.

 

Venez discuter avec l’AJR !

Réunion à Paris le 26 septembre à 17h !

 

Le système capitaliste en pleine crise, par le biais de l’Union Européenne, veut faire payer aux lycéens, aux étudiants, et aux jeunes travailleurs le prix de sa propre survie. Il veut faire payer à tous les jeunes et travailleurs les 1700 milliards d’euros donnés par l’UE aux spéculateurs et aux banquiers. C’est en ce sens que l’AJR affirme que la satisfaction des revendications légitimes des travailleurs exige l’abrogation des directives européennes sur l’emploi, la rupture avec l’UE et toutes les institutions qui protègent le système capitaliste et tentent de le pérenniser. La crise préfigure l’avenir de ce système, et met à l’ordre du jour le renversement du système fondé sur la propriété privée des moyens de production.

Par AJR Lyon - Publié dans : Jeunes Travailleurs
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Jeudi 3 septembre 2009

 Selon Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche : « Les craintes liées à l'autonomie, les craintes de désengagement de l'Etat, d'une privatisation de l'université, de l'augmentation des frais d'inscription, toutes ces craintes sont vaines ».

Mme Pécresse en voulant nous rassurer voudrait faire comme si il n’y avait pas eu un mouvement de grève pendant des mois dans les universités.

 

 

Non, nos craintes ne sont pas vaines : ce sont des dizaines d’universités, avec leurs milliers d’étudiants qui sont menacées !

 

Le 24 août dernier, la Diact (Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) a rendu un rapport sur la réorganisation du « Bassin parisien » (qui comprend l’Ile-de-France, la Haute et Basse Normandie, le Centre, la Champagne-Ardenne, la Picardie et la Bourgogne !) qui préconise dans son « scénario n°1 » que les universités de toutes les régions « limitrophes » ne desservent plus que des Licences, seules les universités parisiennes seraient habilitées à desservir des Master. Selon la Diact, cela pourrait faciliter « stages et embauches dans les grands groupes, ainsi que les synergies avec la recherche privée ».

Avec l’application de ce « scénario » ce serait la mise en place de « sous-universités » avec un enseignement de moins bonne qualité pour les étudiants de régions entières ! Et cela au nom de quoi ? Pour mieux envoyer en stages sous-payés les étudiants, pour mieux privatiser la recherche et les universités, pour faire plus d’économies en réduisant le nombre d’universités et d’étudiants !

 

Car qui peut croire une seule seconde que tous les étudiants qui voudront poursuivre leurs études jusqu’en Master, donc en Région parisienne, en auront les moyens ? Il leur faudrait surmonter le coût de la vie qui, à Paris comme ailleurs, est insupportable pour les étudiants ! Il leur faudrait trouver et avoir les moyens de payer un logement, ce qui en Région parisienne est presque impossible !

 

 

Non, nos craintes ne sont pas vaines : c’est la marche à la destruction de notre droit aux études !

 

Nous constatons partout la marche à la privatisation des universités, à la dislocation de nos études !

A Lyon, à Montpellier, les UFR sont fusionnés, ou transformés en « Instituts » ce qui a pour conséquence une réduction à terme des moyens et donc des effectifs des étudiants !

A Paris, en application du « plan Campus », une partie des universités parisiennes vont être « déménagées » en banlieue, à Aubervilliers, et avec ce transfert, ce sont des classes et des filières entières qui sont menacées !

Partout, les frais d’inscriptions ont augmentés : les étudiants doivent payer plusieurs centaines d’euros, avec des variations selon les filières, pour avoir le droit de suivre des études!

Partout des TD fusionnent ou sont supprimés, des filières réduisent leur nombre d’étudiants, des UFR ferment ou fusionnent avec d’autres, des étudiants se voient refusée leur inscription dans la filière de leur choix…

 

 

Non, nos craintes ne sont pas vaines : c’est la fin des logements étudiants gérés par les CROUS !

 

Le jeudi 27 août, Valérie Pécresse inaugurait de nouveaux logements universitaires à Arras. Crée sur le site d’une ancienne caserne, cette cité comprend 34 logements qui seront directement gérés par la ville d’Arras. Ces logements ne seraient plus des logements étudiants mais des logements classiques, dont les loyers seront inévitablement accordés aux tarifs en vigueur sur le marché, c'est-à-dire inaccessibles.

Ce ne serait plus des logements gérés par l’Etat dans le cadre des Crous mais par des « collectivités territoriales » qui pourraient ensuite fixer les loyers et les revendre au privé comme bon leur semble ! Avec la menace de destruction de la plus grande cité universitaire de France, celle d’Anthony, ce nouveau projet porte un coup de plus à l’existence même de cités universitaires accessibles aux étudiants les plus modestes !

 

 

Non, nos craintes ne sont pas vaines : la masterisation des concours s’applique !

 

Et pendant ce temps la masterisation des concours s’applique. La masterisation, c’est la fin des épreuves nationales, les mêmes pour tous les candidats ; c’est la fin du concours national qui assure à tous ceux qui l’ont réussi d’avoir un poste avec le statut de fonctionnaire de l’Etat ; c’est l’obligation pour tous les étudiants qui veulent passer le concours de poursuivre leurs études jusqu’en Master Enseignement, et tant pis pour ceux qui n’en ont pas les moyens…

Pendant des mois, les étudiants, aux côtés des enseignants-chercheurs (E.-C.), se sont mis en grève, ont manifesté, se sont réunis en assemblées générales pour exiger le retrait immédiat de la réforme de la masterisation des concours alors que dans le même temps la direction de la FSU, syndicat majoritaire chez les E.-C., négociait une bonne application de cette réforme. Mais aujourd’hui, plus que jamais, son retrait immédiat reste à l’ordre du jour !

 

 

Non, nos craintes ne sont pas vaines : c’est de l’avenir de toute la jeunesse dont il est question !

 

Avec l’application de la LRU, nos diplômes nationaux sont partout remis en cause : nos diplômes qui ont la même valeur partout sur le territoire, nos diplômes qui nous garantissent à tous les mêmes droits sur le marché du travail !

Et ces diplômes qui nous protègent sur le marché de l’emploi sont remis en cause au moment même une vague de licenciements sans précédent s’abat sur tous les travailleurs et en particulier sur la jeunesse. On nous dit qu’il faut que les étudiants s’intègrent mieux au marché du travail ? Mais il n’y a plus de boulot avec un salaire décent ! Les entreprises ferment, le chômage des jeunes augmente !

Alors les stages en entreprise se multiplient : de plus en plus de filières intègrent des stages de 2-3 mois dans leur cursus, des stages à la fin desquels ont obtient parfois 200, 300 ou 400 euros ! Des stages qui n’apportent rien aux étudiants mais qui apportent aux patrons une main-d’œuvre bon marché !

Et le gouvernement enfonce le clou en appliquant le « plan jeune » de Hirsch : des petits boulots sous-payés, de nouveaux contrats précaires, l’extension du RSA aux moins de 25 ans qui permettent aux patrons de nous payer une misère… Tout cela est inacceptable !

 

 

Non, Mme Pécresse vous ne nous rassurez pas ! Votre déclaration ne nous fera pas abandonner nos exigences :

-         retrait de la masterisation

-         non à l’augmentation des frais d’inscriptions

-         maintien des logements étudiants gérés par les CROUS

-         retrait de la LRU

 

Ce sont des revendications qui se relient à l’exigence générale de l’interdiction des licenciements :

-         interdiction des licenciements

-         un CDI pour tous, interdiction des contrats précaires

-         retrait du plan Hirsch

-         un vrai travail et un vrai salaire pour tous les jeunes

Par AJR Lyon - Publié dans : Etudiants
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Jeudi 3 septembre 2009

Décembre 2008 : pour la première fois le gouvernement Fillon recule devant notre résistance contre le projet de loi Darcos.

Juin 2009 : le rapport de Richard Descoing, avocat des reformes Darcos, est rendu public.

Septembre 2009 : Ce même projet de loi est appliqué dans 123 lycées expérimentaux.

 

Une seule analyse possible : le gouvernement nous prend pour des c***.

 

En 2007 la jeunesse était claire, c’était non, en 2008 c’était toujours non et  en 2009 se sera encore non ! Le but d’une vie, n’est pas de trimer toute sa vie pour un salaire minable. On essaye de nous faire croire que le bac actuel ne vaut plus rien. C’est faux ! Tant qu’il sera reconnu dans les convention collectives, il nous garanti un accès à la fac, un certain niveau de salaire, et l’accès à la fonction public.

Ce que veut la loi Darcos, c’est que chaque élève choisit ses matières parmi les enseignements proposés en module. Par conséquent chaque bachelier de chaque année  passera un bac différent.

Quelles garanties peut nous offrir un tel diplôme ?

 

On pourrait croire que les modules c’est bien parce-qu’on peut choisir les matières qu’on aime. Mais il s’agit véritablement de casser tous les programmes nationaux et donc d’éclater le statut des profs et l’emplois du temps régulier. Tout ça permet alors au gouvernent de supprimer des postes d’enseignants et surtout de faire des économies. De plus ces « cours » ne seront pas forcement donnés pars des profs qualifiés pour et pourront même être faits lors de stages en entreprises. Et c’est ça qu’appliquent les 123 lycées expérimentaux !

 

Et tout le monde y passe !

 

Le passage du bac pro en 3 ans supprime automatiquement le BEP. D’abord on ne peut pas faire en 3 ans ce qui en nécessite 4, mais surtout le BEP est un diplôme reconnu dans les conventions collectives.

Le gouvernement   affirme que le lycée a besoin de réformes et que celles ci nous aideront à mieux entrer dans le vie active. Entre nous c’est le budget qui a surtout besoin d’être reformé !

D’ailleurs pour nous « aider », le gouvernement a mis en place le plan Hirsch qui prévoit des CDI pour moins de 600 euros par mois et pour 24000 jeunes. Déjà il y a 600.000 jeunes qui entrent sur le marcher du travail en 2009, et Mr Hirsch voudrait-il vivre pour 600 euros ?

Rappelons que 45% des jeunes sont au chômage. Il est clair que la politique gouvernementale est :

Déqualifier pour mieux exploiter !

 

La solution serait plutôt un CDI pour tous à salaire décent et l’interdiction des licenciements.

Nos revendication : _ Retrait définitif du projet de loi Darcos.

                                   _ Non aux expérimentations.

                                   _ maintient du bac en terminal, anonyme et national.

                                   _ Restitution des postes.

                                   _ Non au bac pro 3 ans.

                                   _ Réouverture de tous les bep.

                                   _ Retrait du plan Hirsch.

                                   _ Interdictions des licenciements.

Par AJR Lyon - Publié dans : Lycéens
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Mercredi 29 juillet 2009

Trois jours de diffusion sur les chaines d'inscription à Lyon II

 

            Le 16 juin, lors des journées parlementaires de l'Université, Jean François Coppé s'est fendu de plusieurs annonces, expliquant que cette année, à l'ordre du jour de l'application de la LRU, il y avait la mise en place de la sélection à l'entrée de l'Université ( extension de l'orientation active jusqu'en fin de L1), l'explosion des frais d'inscription etc...A cela s'ajoute les autres plans prévus par le gouvernement : passage de 21 nouvelles universités à l'autonomie, application du plan « Réussir en Licence » alors même que le gouvernement, rattrapé par la lutte de classe, a rencontré une résistance inouïe contre « son » programme pour l'année dernière.

 

            Le groupe AJR de Lyon II a donc décidé de diffuser un tract sur les chaines d'inscription sur l'orientation : « Faudrait il renoncer à la revendication de retrait du décret sur la masterisation? Et maintenant ne faut il pas l'unité de tous contre l'augmentation des frais d'inscription? » et de faire signer une pétition sur cette dernière revendication que nous voulions porter au conseil d'administration du vendredi 10 juillet..

 

            Dès le premier jour de diffusion notre pétition à eu un écho important auprès des étudiants (une centaine de signatures et une dizaine de journaux vendus en 3 jours) malgré le fait que l'UNEF et la FSE, côte à côte au sein même des chaines d'inscription, se provoquent l'un - l'autre. On voudrait crier aux étudiants qui viennent s'inscrire «  Vive la division ! »   qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

 

            A de nombreuses reprises nous nous adressons à ces militants en leur proposant de réaliser l'unité contre l'augmentation des frais d'inscription. Tous sont , « bien entendu », tout à fait d'accord quant au fond mais soit n'ont « pas le temps », soit expliquent qu'il n'est pas urgent de se regrouper et de combattre ensemble là dessus.

 

            Lorsque les militants de la FSE viennent tout autour de nous, à huit, pour diffuser leur tract et montrer, comme l'indique leur nouveau refrain, que « la FSE est le syndicat majoritaire », un  étudiant s'arrête, signe la pétition et leur demande « Et vous ? Pourquoi vous ne faites pas signer la pétition tous ensemble? Ça aurait plus de poids. ».

 

            N'a-t-il pas raison? Qui pourrait comprendre qu'une organisation, quelle qu'elle soit, qui dise représenter les étudiants refuse d'agir contre l'augmentation des frais d'inscription?

           

« Surtout il est urgent d'attendre ! »

 

            Chaque jour qui passe, on entend certaines organisations expliquer dans les usines qu'il ne faudrait surtout pas se battre pour l'interdiction des licenciements. La seule issue selon eux serait d'obtenir de bons plan sociaux, des primes de départs plus importantes. Dans le même temps, ces messieurs n'ouvrent qu'une impasse aux travailleurs : les actions exemplaires... menacer de faire sauter l'usine etc... mais refusent obstinément de briser l'isolement des travailleurs usine par usine en posant la question d'une marche unie sur Paris pour l'interdiction des licenciements.

 

            Comment ne pas être frappé par le parallèle? Dans les universités, tous expliquent que rien ne presse, surtout pas de réaliser l'unité des étudiants et de leurs organisations sur une revendication. Par contre il semble être beaucoup plus vital pour la FSE d'envahir un conseil d'administration, dont ils savent très bien - ils y siègent massivement - [1] qu'il ne pourra modifier sa position sans une intervention organisée des étudiants. Serait-ce donc cela le fameux « rapport de force » à établir dont la FSE parle à longueur de tracts ? Ne pas tourner les étudiants vers les responsables ? Qui peut croire que nous pourrons l'emporter de cette façon ?

 

            Pour notre part, sur la base des premières dizaines de signatures récoltées dans les premiers jours nous avons décidé de demander à être reçu en délégation au CA pour exiger qu'il prenne position sur cette question.

            C'est devant le CA, au moment où nous avons appris que nous ne serions pas reçu, que nous avons appris que le CA avait à l'ordre du jour le passage de Lyon II à l'autonomie.

            Devant ce refus nous avons décider de prendre rendez vous avec le président de l'université  pour y porter  les pétitions, arracher les revendications et exiger le procès verbal du conseil d'administration.

            Nous rendrons compte du mandat qui nous a été donné sur les chaines d'inscription et à la rentrée dans chacun des amphithéâtres pour organiser la délégation à la présidence avec un maximum d'étudiants.

 

Nous ne renonçons pas : contre l'application de la LRU ! Abrogation de la LRU !

                  Retrait du décret sur la masterisation !

                  Chacun doit pouvoir s'inscrire dans la filière de son choix:

                  Aucune augmentation des frais d'inscription !

 

                  Signez la pétition contre l'augmentation des frais d'inscription !

                  Organisons la délégation à la présidence de l'université !

                 

                  Nous ne pouvons compter que sur nous mêmes !

 

                  L'AJR combat pour l'unité des étudiants sur leurs revendications, pour la reconstruction d'un vrai syndicat étudiant, indépendant des conseils d'administration et de l'État, pour la construction d'une organisation révolutionnaire de la jeunesse.

Un vrai travail, avec un vrai salaire et donc un vrai diplôme !

 

Toutes ces questions seront au cœur du camp que l'AJR organise les 28-29-30 et 31 août.

 

Inscrivez vous au camp de l'AJR !

Construisons ensemble l'organisation révolutionnaire de la jeunesse !

 

Réunion hebdomadaire des groupes de l'AJR pendant l'été :

Tous les lundis à 19h30, local ARODERSE

166, rue Baraban Lyon IIIème.



[1]   Les CA ont été mis en 1969 par la Loi Edgar Faure dans le but d'enchainer les organisations étudiantes à l'administration et donc au ministère en assurant leur financement et brisant ainsi leur indépendance. « C'est celui qui paie l'orchestre qui choisit la musique ». Ces CA n'ont qu'un seul rôle, appliquer les directives du ministère.

Par AJR Lyon - Publié dans : Etudiants
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