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Lundi 8 juin 2009

Communiqué de la permanence nationale de l'AJR après les élections européennes du 07 juin 2009

Les travailleurs et les jeunes ont dit : assez de cette politique !


Partout dans les Etats membres de l’Union européenne, le taux annoncé par les sondages de 56% d’abstention aux élections au Parlement européen s’est confirmé. Les travailleurs et les jeunes se sont abstenus au moment où ils subissent les coups d’une accélération brutale de la crise, avec la vague de licenciements qui s’abat ici (630 000 chômeurs de plus annoncés par l’Unedic) comme partout en Europe, et qui pose pour nous tous cette question : que restera t-il comme emploi si cette politique continue ?

La seule réponse du gouvernement : accélérer les contre-réformes. Richard Descoings vient ainsi de faire ses propositions pour la « réforme des lycées » : « autonomie des établissements », dotation horaire globale à la liberté des lycées ! Nous n’aurions plus les même cours d’un lycée à un autre. C’est la continuité de la LRU et du LMD, qui privatisent les universités, liquide les diplômes nationaux, et l’enseignement. Après les diplômes différents d’une fac à l’autre, c’est le bac qu’ils veulent faire sauter, pour nous livrer à la précarité! Dans le même temps, le gouvernement annonce la liste des 21 universités qui passeront à l’autonomie au 1er janvier 2010 !
 

Faudrait-il renoncer au retrait du décret sur la masterisation ? 

« Assez de cette politique ! », c’est ce qu’on dit les étudiants aux cotés des enseignants chercheurs, exigeant le retrait des deux décrets Pécresse. Et pourtant la direction de la FSU, le syndicat majoritaire des enseignants, aux cotés de l’UNEF, sont depuis des semaines dans un groupe de travail pour mettre en place une « bonne masterisation » ! Faudrait il renoncer au retrait de la masterisation ?

Le 28 mai, le Comité technique paritaire ministériel, un organisme consultatif avec des représentants de l’administration et des représentants syndicaux, s’est prononcé en faveur des décrets qui découlent de la « masterisation » grâce à l’abstention lors du vote de la direction de la FSU tandis que les représentants des autres syndicats ont voté contre ! Le 12 juin, lors du Conseil supérieur de la fonction publique, les syndicats sont invités à se prononcer de nouveau. Le SNESUP-FSU s’est adressé au bureau national de la FSU pour leur dire que seul un vote contre les décrets serait acceptable !

N’est ce pas la conséquence des trois mois de grève des universités durant lesquels les étudiants et les E.-C. ont exprimés, AG après AG, le refus d’accepter ces décrets ?

Les directeurs d’ENS viennent quand à eux d’adresser une lettre adressée à Darcos dans laquelle ils se déclarent « choqués » par les conséquences de la masterisation sur l’agrégation. N’est ce pas là comme partout, le rejet qui s’exprime ? 

Les jeunes et les travailleurs ont dit : assez de cette politique !

Avec ces 56% d’abstention partout en Europe, les jeunes et les travailleurs dans la continuité du vote NON du 29 mai 2005 en France et du NON irlandais au Traité de Lisbonne ont exprimé leur rejet de cet avenir qu’on veut leur imposer. Ils ont exprimé leur rejet de la masterisation, de la reforme Darcos et donc de la liquidation de leurs diplômes, seuls remparts à la surexploitation sur le marché du travail.  L’exigence de la jeunesse d’avoir de vrais diplômes, un vrai travail un vrai salaire, alors que l’Union européenne et ses directives veut tout liquider, doit trouver son expression ! C’est pour ça que sans faire de sa politique un préalable, côte à côte avec le POI et des militants de toutes tendances, l’AJR se prononce pour que tous prennent leurs responsabilités, pour organiser une marche unie de toute la population et de la jeunesse pour l’interdiction des licenciements !

 

Nous ne pouvons compter que sur nos propres forces !

C’est pourquoi l’AJR organise, les 28-29-30-31 août, son camp d’été à Mailhac (Aude).

Par ce que la jeunesse n’a pas décidé de se laisser faire, un camp pour regrouper les jeunes qui veulent se battre contre le système capitaliste, contre la déqualification, le chômage, la précarité, pour la révolution !

D’ores et déjà, inscrivez-vous ! Participez au camp de l’AJR !

Par AJR Lyon - Publié dans : International
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Jeudi 4 juin 2009
Plus de 60% d'électeurs s'apprêtent à s'abstenir ce dimanche pour les élections européennes
Faut-il s'en offusquer ?

 
L'AJR Lyon vous invite :

 

Conférence-débat


Pourquoi l'AJR combat-elle pour la rupture avec l'Union Européenne, ses institutions, ses traîtés, ses directives ?

Comment fonctionne concrètement l'Union Européenne ? En quoi est-elle un instrument majeur des capitalistes ? Pourquoi nous dit-on qu'elle est "en crise" ? Comment combattre pour l'union libre des peuples libres d'Europe ?
 
Ce sera également l'occasion de suivre le résultat des élections qui va ouvrir une nouvelle phase de la crise politique et institutionnelle. La conférence sera suivie d'un barbecue pour aider au financement du camp d'été de l'AJR.
 

Dimanche 7 Juin à 18H30

Au local ARODERSE, 166 rue Baraban

(Métro Part-Dieu et Bus 11, 25, 28 et 34, arrêt "Rouget de l’Isle")

Par AJR Lyon - Publié dans : Activité
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Mercredi 3 juin 2009

Abstention massive prévue
aux élections européennes du 7 Juin

                              Faut-il s'en offusquer ?


Le pouvoir et le rôle du Parlement européen

 

 

 

Selon les récents sondages, 54 % des électeurs français et 66 % des électeurs européens s'abstiendront aux prochaines élections européennes du 7 Juin. Depuis, à gauche comme à droite (du FN - "J'accuse directement l'UMP et le PS de provoquer l'abstention", Marine Le Pen, 21 Avril - au PCF - "Nicolas Sarkozy et son gouvernement organisent l'abstention", Marie-George Buffet, 20 Mai - en passant par l'UMP - "Le 1er défi à relever, c'est celui de l'abstention", François Fillon -, le PS - "On a 2 ennemis : l'abstention et la dispersion", Vincent Peillon - et le NPA - "Si concurrence il y a, c'est avec l'abstention", Olivier Besancenot), tout le monde s'inquiète  de l'abstention massive qui aura lieu le 7 Juin, et avance les élections européennes comme unique solution à la crise mondiale du capitalisme qui touche de plein fouet les travailleurs, et plus particulièrement les jeunes. Mais quel est le réel pouvoir du Parlement Européen pour lequel nous sommes appelés à voter ?

Si l'on reprend l'article 5 du Traité de Maastricht signé en 1992, on peut y lire : « Le Parlement européen, le Conseil, la Commission, la Cour de justice et la Cour des comptes exercent leurs attributions dans les conditions et aux fins prévues […] par les dispositions des traités instituant les Communautés européennes et des traités qui les ont modifié ou complétés. ». Dès lors, toutes les directives qui sortent de la Commission et du Parlement européen, qu'on y vote pour ou contre ou qu'on les y amende, doivent s'inscrire dans le respect des exigences des traités européens. Et dans l'article 251, paragraphe 2 du même traité : « La Commission présente une proposition au Parlement européen et au Conseil. […] Le Parlement européen propose (…) des amendements à la position commune, le texte ainsi amendé est transmis au Conseil et à la Commission, qui émet un avis sur ces amendements. ». Le Parlement européen ne peut donc proposer aucun texte, mais ne peut voter que sur les propositions de la Commission qui a seule le pouvoir d'initiative, et qui décide en dernier recours de ce que vont devenir les amendements votés par le Parlement. Par exemple, lorsque le Parlement a examiné en Décembre 2008 un projet de directive de la Commission qui visait à déréglementer le temps de travail hebdomadaire maximal de 48 heures, il a adopté 22 amendements : sur ces 22 amendements, la Commission n'en a ensuite retenu que 15, dont 3 sous condition d'un complément de flexibilité. Le Parlement européen n'est ainsi qu'une simple caution fantoche à des décisions prises ailleurs dans le cadre des traités européens !

 

Le Traité de Maastricht concentre toute la politique réactionnaire de l'Union Européenne

 

L'Union Européenne a lancé le 27 Avril 2009 une procédure pour "déficit excessif" contre la France et 5 autres pays européens (Espagne, Grèce, Irlande, Lettonie et Malte), exigeant que ces déficits soient ramenés sous la limite des 3 % du PIB d'ici 2012 en vertu du pacte de stabilité et de croissance instauré par le Traité de Maastricht. Ce pacte interdit en effet à tout pays membre de l'UE de dépasser 3 % du PIB en déficit public, sauf en cas de grave crise, mais seulement si ce dépassement est temporaire, exceptionnel, et que le déficit reste proche des 3 %. Si le pays ne respecte pas cette exigence, il se verra offrir une lourde amende par la Cour européenne de justice. Or l'OCDE prévoit que ce déficit sera de 8,6 %... C'est pourquoi Eric Woerth, ministre du budget, s'exclame : "à la fois Bruxelles nous dit il faut que les Etats européens combattent la crise et augmentent leurs dépenses publiques (…), puis de l'autre, attention, vous allez dépasser les déficits qui étaient prévus" (AFP, 19 Février 2009). Du coup, on peut lire dans Les Echos du 7 Mai : le gouvernement « vise près de 34 000 suppressions de postes de fonctionnaires en 2010 (soit 50 % de postes non remplacés cette année-là - NDLR) ». En 2008, c'était 22 900 suppressions de postes (soit 33 % de postes non remplacés), et 30 529 en 2009 (44 %). Le gouvernement doit en effet tailler de près dans les dépenses publiques pour ramener le déficit public en-dessous du seuil de 3 % du PIB.

Ce déficit inclut les dépenses des « administrations centrales, les autorités régionales ou locales et les fonds de sécurité sociale ». D'où le projet de loi Bachelot qui vise à supprimer des centaines de services hospitaliers, entraînant de 20 000 à 50 000 suppressions d'emplois dans les hôpitaux, et la loi sur les franchises médicales votée en 2008 qui impose aux malades de payer certains médicaments.

 

Mais l'ensemble de la politique réactionnaire de l'UE se concentre dans les articles 87 et 98 du Traité de Maastricht : « Sauf dérogations prévues par les traités, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre Etats membres, les aides accordées par les Etats ou au moyen de ressources d'Etat sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. » et « Les Etats membres et l'Union agissent dans le respect du principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. ». Ces 2 articles, accompagnés du pacte de stabilité, interdisent toute aide financière de l'Etat qui menacerait la concurrence à une entreprise. Autrement dit, ils imposent la privatisation progressive des monopoles publics, qui s'opposent de fait à la concurrence. C'est pourquoi depuis 17 ans, un flot ininterrompu de directives a fait sauter tous les monopoles publics, et ce quelle que soit la couleur du gouvernement (Mitterrand, Chirac, Jospin ou Sarkozy) : transports ferroviaires (Réseau Ferré de France ouvert à la concurrence, la SNCF en 2017) et aériens (Air France), énergie (EDF/GDF), La Poste (un projet de loi en cours de préparation transformera La Poste en société anonyme en 2010), les télécommunications (France telecom, les PTT)…

La Commission de Bruxelles précise dans une communication du 25 Février 2009 qu'elle a mis en œuvre un « partenariat européen pour l'anticipation du changement dans le secteur automobile pour faciliter l'ajustement en réduisant les coûts liés à la restructuration. […] Toute aide d'Etat est subordonnée à l'existence d'un plan de restructuration. ». Enfin elle « compte organiser une table ronde avec les Etats membres, l'industrie automobile et les syndicats » avec un objectif : « soutien actif à la réduction des surcapacités ». Toute aide d'Etat doit donc nécessairement être conditionnée par la destruction d'emplois, voire le démantèlement des entreprises qui en bénéficient, cachés derrière le doux euphémisme de "restructuration". Les 6 milliards d'euros d'aides dont bénéficient Renault et Peugeot ne visent qu'à accompagner la destruction de 20 000 emplois en Europe annoncée par ces 2 constructeurs.

En effet, au départ, le plan d'aide du gouvernement français au secteur automobile comportait des mesures protectionnistes (les patrons de l'automobile avaient passé un accord avec le gouvernement pour ne pas licencier, ni fermer de sites). Le porte-parole de la Commission européenne, Jonathan Todd, avait alors prévenu : "Nous sommes préoccupés par le fait qu'on demande aux sociétés françaises de ne pas fermer d'usines en France, ce qui pourrait aller à l'encontre de ce que dit le traité de l'Union Européenne…" (Reuters, 13 Février 2009).

Ainsi les 428 milliards d'euros qui ont été gracieusement offerts aux capitalistes et spéculateurs (dont 360 milliards pour les seules banques)  par le gouvernement français pour les sauver de la crise (et près de 2000 milliards d'euros au total versés par la Banque Centrale Européenne) ne servent qu'à accompagner les restructurations et les plans de licenciements tout en permettant aux actionnaires de conserver une bonne marge de profits : en pleine crise, Total a totalisé 13,8 milliards d'euros de profits en 2008, et le CAC 40 plus de 75 milliards… Le Traité de Maastricht interdit donc d'interdire les fermetures de sites, interdit d'interdire les licenciements, même de manière temporaire, même en période de crise !

 

Interdiction des licenciements !

Aucune fermeture de site !

Restitution de tous les postes supprimés

dans la fonction publique !

Retour aux monopoles publics !

Restitution intégrale des 428 milliards d'euros

à la population !

Retrait de la Loi Bachelot !

Retrait des franchises médicales !

Maintien de la Sécurité sociale de 1945 !

 

Deux exemples récents

 

Les agriculteurs producteurs de lait manifestent maintenant depuis plus de 15 jours contre la baisse du prix d'achat de leur litre de lait passé de 0,305 € à 0,21 € (0,29 € en 1980), soit une baisse de 30 % en 1 an ; baisse à l'achat qui ne se répercute d'ailleurs pas sur le consommateur, dans les grandes surfaces. "En face des producteurs (…), il y a de grands groupes agroalimentaires et un marché international. Les denrées alimentaires sont devenues fortement spéculatives" (Le Bien Public, 20 Mai). Le prix du lait est effectivement indexé sur le plus bas du marché, la poudre de lait, contrôlée par les multinationales (Nestlé, Entremont…). Or l'Union Européenne protège les multinationales et la grande distribution et étrangle les petits paysans. Par exemple, le petit lait, qui entre dans la composition du lait en poudre, était acheté par les industriels. Puis l'UE a décidé que les industriels n'étaient plus obligés de le racheter, et a interdit aux producteurs de s'en débarrasser en l'évacuant dans la nature. Résultat, les laitiers le livrent gratuitement aux industries, avec le transport à leurs frais ! Autre exemple, il y a eu en 2008 une hausse du prix du lait de quelques centimes pendant 7 à 8 mois. Mais la grande distribution, contrairement aux petites laiteries, avait la possibilité de continuer à acheter le lait au tarif non majoré. Les petites laiteries ont été affaiblies. La grande distribution, pour justifier la baisse, invoque la surproduction, alors qu'elle demande une augmentation des quotas. Cela leur permettra de spéculer sur une production accrue pour faire baisser encore les prix. Ceci est maintenant possible car la recommandation sur le prix du lait a été supprimée, car elle faussait la concurrence… C'est là tout l'esprit de la Politique Agricole Commune : faire le jeu des grands groupes en faisant varier la production avec les subventions selon l'évolution des cours du marché. Face à la concurrence mondiale et à la chute des cours (comme celui du vin), l'UE propose des primes à l'arrachage de milliers d'hectares de vignes, donne des subventions pour mettre les terres en jachère, impose des quotas dans toutes les productions (se rappeler la colère des pêcheurs en Mai 2008 contre les quotas de pêche), ne subventionne pas l'agriculture biologique (qui se retrouve 2 fois plus chère que l'agriculture traditionnelle), ce qui met des tas de petits producteurs à la porte, sans travail, ne pouvant plus vivre de leur production. "Les éleveurs quant à eux, ont une revendication très simple : qu'on leur paie le lait au même prix que l'an dernier, c'est-à-dire 0,305 € le litre. (…) On en revient toujours à la même chose : nous voulons vivre du revenu de notre travail. C'est une revendication élémentaire !" (un agriculteur laitier de Haute-Saône, Informations Ouvrières du 28 Mai).

Tout récemment encore, 2 trains de fret se sont rentrés dedans dans la nuit du 19 au 20 Mai. L'un des 2 trains était privé (il appartenait à l'entreprise allemande ECR) et avait déjà connu dans la nuit 2 autres incidents avec d'autres trains. C'est donc bien le train privé qui est en cause. Et cet accident s'ajoute aux 79 qui ont eu lieu sur le réseau national en 2008 (comme le train de marchandises de Veolia en Avril 2008 qui avait dépassé son point d'arrêt de plus de 3 km car il n'avait plus de freins). En effet, selon un cheminot : "à la SNCF, un train, avant sa mise en circulation, fait l'objet de certains contrôles effectués par différents agents, en fonction de critères bien définis dans les règlements. Le dernier élément essentiel s'appelle la RATE (Reconnaissance de l'Aptitude du Train à l'Exploitation) qui permet de s'assurer que le train peut être mis en ligne. Chaque agent chargé d'effectuer ces contrôles a reçu une formation spécifique. A l'inverse, dans les entreprises ferroviaires privées, c'est le même agent qui fait tout, y compris la conduite du train." (Informations Ouvrières du 28 Mai). Or l'ouverture de RFF à la concurrence s'est faite en application des directives européennes 2001/13 et 14/CE ; c'était le "1er paquet ferroviaire" européen. Ces directives sont l'application de l'article 71 du Traité de Maastricht qui impose à tous les Etats « des règles communes applicables aux transports internationaux ». Donc aucun Etat ne peut plus avoir de souveraineté sur l'organisation de ses chemins de fer. Et ces règles communes sont définies par l'article 3 du traité, qui précise que l'UE est « un régime assurant que la concurrence n'est pas faussée dans le marché intérieur ». Et ce 1er paquet ferroviaire a été adopté le 20 Décembre 2000 par un Conseil des ministres européens présidé par Jean-Claude Gayssot, alors ministre PCF des transports…

 

A bas la PAC ! A bas les quotas !

Une véritable production pour tous les agriculteurs !

Un vrai travail, un vrai salaire pour tout le monde !

 

Et du côté des jeunes et des étudiants ?

 

Les étudiants se sont retrouvés confrontés cette année à la masterisation des concours de l'enseignement (CRPE, CAPES et Agreg) : elle fait disparaître le statut de fonctionnaire stagiaire avec toutes ses garanties et l'année de stage rémunérée (un étudiant touchera désormais 250 €/mois s'il a la chance d'obtenir une bourse, au lieu de 1330 €/mois). L'objet du gouvernement est ensuite de pouvoir recruter dans les collèges et lycées des vacataires ayant obtenu le Master à la place de fonctionnaires, en supprimant des postes : les vacataires ont une meilleure "employabilité" (on peut les recruter puis les licencier comme on veut), leurs vacances ne sont pas rémunérées, et leurs salaires sont tout simplement moins élevés… L'Etat doit chercher à faire des économies par tous les moyens.

Plus globalement, l'UE cherche à précariser la jeunesse et faire baisser le coût du travail en favorisant la flexibilité et l'employabilité, en détruisant les diplômes par la LRU et le LMD (lire la brochure sur la LRU et les Plans Licence et Campus du groupe AJR de Montpellier), en détruisant les formations et réduisant leur nombre d'heures (destruction du BEP et du Bac pro en 4 ans), en remplaçant les connaissances par des compétences au moyen des stages (lire la brochure sur les stages du groupe AJR de Lyon). Selon la Commission européenne, « la reconnaissance des qualifications acquises constitue un obstacle obsolète » à la baisse du coût du travail - NDLR - (5 Février 2003).

 

Abrogation de la LRU, du LMD,

des Plans Licence et Campus !

A bas les stages ! A bas la déqualification !

Retrait de la masterisation

des concours de l'enseignement !

Maintien des concours de recrutement à Bac+3 !

 

L'Union Européenne, union pour la paix ou machine de guerre ?

 

D'après le Groupe de Recherche et d'Information sur la Paix et la sécurité (GRIP), l'UE en 2002 totalisait à elle seule 21 % du total mondial des livraisons d'armement conventionnel (les Etats-Unis totalisaient eux 24 %). Toujours d'après le même institut, « l'Union Européenne est signataire (…) d'un accord destiné à rendre l'industrie européenne plus compétitive sur le marché mondial des armements ».

Dans le tout nouveau Traité de Lisbonne, on peut lire : « La politique de sécurité et de défense commune de l'Union respecte les obligations découlant du Traité de l'Atlantique Nord ». Les états membres de l'UE devront donc respecter les choix de l'OTAN, dirigée par les Etats-Unis. Et l'on veut nous faire croire que l'UE a été créée il y a 50 ans pour contrecarrer l'hégémonisme économique des Etats-Unis ? On comprend alors mieux pourquoi le ministère français de la défense s'entête à envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan, sur demande expresse de l'OTAN, en allant contre le droit imprescriptible des peuples à disposer d'eux-mêmes. Rappelons que cette guerre a coûté 210 millions d'euros en 2008 (soit 50 % d'augmentation par rapport à 2007), et qu'elle a fait tuer 10 jeunes français le 19 Août dernier, en plus du massacre et du pillage organisés (3641 civils tués en 2007 et 2008 selon l’ONU). Et ce traité ajoute : « Tout Etat membre […] s'engage […] à procéder plus intensivement au développement de ses capacités de défense, par le développement de ses contributions nationales et la participation […] à l'activité de l'Agence européenne de défense dans le domaine du développement des capacités de défense, de la recherche, de l'acquisition et de l'armement ». Le voilà donc le vrai visage de paix de l'Union Européenne, qui mène une guerre permanente contre les services publics, les travailleurs et les peuples du monde entier, dans le respect des intérêts états-uniens !

 

A bas la guerre ! A bas l'OTAN !

Retrait des troupes d'Afghanistan !

Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes !

 

Une institution aux ordres des capitalistes et de l'impérialisme américain

 

Historiquement, la construction de la Communauté européenne a commencé en 1947 avec la mise en place du Plan Marshall en Europe par les Etats-Unis. Cette 1ère coordination européenne a d'abord été conçue comme un moyen de contenir la vague révolutionnaire en Europe de cette époque (d'où est par exemple issue la Sécurité sociale de 1945), pour subordonner les peuples européens au capitalisme, et notamment à l'impérialisme dominant - l'impérialisme américain.

Avec le Traité de Maastricht, l'Union Européenne est devenue un véritable outil de baisse du coût du travail, d'exploitation de l'homme par l'homme, de casse des nations, seules garantes des droits, des services publics, des Codes du travail et des conventions collectives des travailleurs, et d'intégration des organisations syndicales – les principaux outils de défense des travailleurs. L'euro en est l'une des dernières inventions : « Avec l'euro, la valeur de la force de travail devient la seule variable d'ajustement. » (Hans Tietmeyer en 1997, alors président de la Banque Centrale Allemande).

Deux logiques s'affrontent : celle des travailleurs, qui n'ont que leur force de travail pour vivre, et celle des capitalistes, qui vont chercher par tous les moyens à dégager de nouvelles marges de profits. Le développement durable (avec les quotas de carbone que les entreprises se rachètent), le commerce équitable (avec Max Havelaar, qui en profite pour se faire de copieux bénéfices), le foot (l’OL, 1er club français à être coté en bourse) sont par exemple les plus récents moyens mis en œuvre pour ouvrir de nouveaux marchés et spéculer avec. Sur cette question, lire l’article "Le développement durable et le commerce équitable, retour sur une escroquerie internationale" du Bulletin Lyonnais N°18.

 

Aux travailleurs et jeunes victimes de l'explosion soudaine du chômage, des centaines de milliers de licenciements et des 30 000 suppressions de postes de fonctionnaires par an, de toute part on entend les partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie répondre : "Europe sociale", "changer l'Europe", "votez le 7 Juin aux élections européennes"… Il n'y a strictement rien à attendre de ces élections. Aucune des institutions de l'Union Européenne, ni le Parlement européen, ni la Banque Centrale Européenne, ni la Commission Européenne, quelles que soient leurs majorités politiques, ne peuvent être une quelconque réponse à la situation, car toutes inscrivent leur action dans le cadre du Traité de Maastricht fondé sur la "concurrence libre et non faussée", la privatisation des services publics et la réduction des dépenses publiques.

 

A bas l'Union Européenne !

A bas ses institutions !

Rupture avec le Traité de Maastricht !

Pour l'Union libre des peuples libres

de toute l'Europe !

 

« Unissons-nous pour brandir dans chacun de nos pays l'exigence de l'interdiction des licenciements, l'exigence d'un travail pour tous, et pour en faire l'axe central de la réalisation de l'unité des travailleurs et de leurs organisations. Unissons-nous pour la restitution des centaines de milliards d'euros accordées dans chacun de nos pays aux banquiers, spéculateurs et capitalistes pour les réaffecter à nos écoles, nos universités, nos hôpitaux, nos services publics […]. C'est dans cette direction que, face à la faillite de l'Union Européenne, les travailleurs de nos pays avec leurs organisations feront franchir un pas décisif dans la voie d'une véritable et libre coopération des peuples, une union libre des travailleurs, des peuples et des nations libres d'Europe. C'est dans cette voie qu'enfin la paix régnera en Europe, car elle sera fondée sur la fraternité des travailleurs et des peuples libérés des exigences mortelles du capital. » (appel issu de la conférence ouvrière européenne des 7 et 8 Février 2009)

 

Les travailleurs et les jeunes s'apprêtent à s'abstenir ; ils ont raison de rejeter ainsi l'Union Européenne qui interdit d'interdire les licenciements, qui impose de privatiser les services publics... C'est pourquoi l'AJR se prononce pour la rupture avec l'UE qui veut nous condamner à la déchéance et la précarité.

 

Stan


Par AJR Lyon - Publié dans : Publications
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Lundi 1 juin 2009

Venez débattre
avec le POI et l'AJR

RÉUNION PUBLIQUE à la MAISON DE LA GUILLOTIÈRE

MARDI 2 JUIN à 18h30

25 rue Béchevelin, 69007 Lyon – métro Saxe-Gambetta

Par AJR Lyon - Publié dans : Activité
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Dimanche 31 mai 2009

Appel issu de la

Réunion de compte rendu de la 2e conférence nationale pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements

 

            Nous, 18 jeunes réunis à Lyon ce 29 mai, militants de l'AJR, du NPA, des JC, avons entendu le compte-rendu de la 2e conférence nationale pour l’unité faite pour nos délégués mandatés.

            Chacun le sait : entre janvier 2008 et janvier 2009, le nombre de jeunes chômeurs de moins de 25 ans a augmenté de 53%, il a doublé pour les bac +3 et plus. 2 jeunes sur 3 de moins de 25 ans (hors scolarisés) sont chômeurs ou précaires. 30 000 postes dans la fonction publique devraient être supprimés. Un emploi est supprimé toutes les 30 secondes. Ce sont autant d’emplois en moins pour nous. La masterisation des concours enseignants voudrait mettre des milliers d’entre nous sur la paille. Le gouvernement vient de décider de licencier 32.000 EVS pour fin juin 2009.

            Le gouvernement prétend y répondre avec son « plan emploi pour les jeunes ». Un jeune de moins de 18 ans toucherait 30% du SMIC, soit 281€ par moi, un jeune de plus de 21 ans, 55% du SMIC, soit 551€ ! Que peut-on faire avec 551€ par mois ? Quel avenir pour la jeunesse dans ces conditions ? Ce plan veut généraliser la précarité et interdire aux jeunes d’avoir un CDI.

            Comme nous l’avons dit  le 28 avril à Lyon où nous avons élu nos délégués, ce que nous voulons, c’est :

lUn vrai diplôme, un vrai travail, un vrai salaire pour les jeunes

lUn CDI ou un statut pour les jeunes

lNon au travail précaire, au chômage, à la misère

lRetrait de la réforme de masterisation pour ouvrir la voie à l’abrogation de la LRU

lInterdiction des licenciements

lRetrait du « plan emplois jeunes » qui voudrait interdire tout CDI à la jeunesse et multiplierait les contrats précaires.

Nous avons été informés qu’à l’issue de la rencontre avec les représentants de la direction du PCF, un relevé de conclusions a été rédigé en commun : « la rencontre a dégagé notre appréciation commune suivante : la situation, qui voit se multiplier les plans de licenciements, conduit les partis politiques qui se réclament du mouvement ouvrier à devoir prendre des initiatives pour l’interdiction des licenciements. Des initiatives ont déjà été prises sur la question de l’emploi. Ce week-end se tient une conférence nationale de délégués de comités pour l’unité pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements. Si cette conférence décidait d’appeler à une réunion de tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier pour discuter d’un appel à une marche unie pour l’interdiction des licenciements, le PCF y répondrait positivement. Cette réunion pourrait avoir lieu rapidement en tout cas, immédiatement après le rassemblement du 28 mai appelé par le PCF jour du dépôt de son projet de loi pour l’interdiction des licenciements. Ce 28 mai constituant une étape dans et pour la construction de la marche unie pour l’interdiction des licenciements. »

            Le 28 mai est passé. Nous sommes le 29 mai. Nous constatons qu’à ce jour aucun parti n’a répondu à l’appel adressé par la 2e conférence nationale soutenu par le POI et l’AJR, pour appeler à la marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements. Comment comprendre ? Que font les partis qui disent défendre les travailleurs et la jeunesse ?

            Nous prenons nos responsabilités et nous saisissons de l'appel de la 2ème Conférence nationale pour l'unité, qui se termine ainsi: « agir pour lever les obstacles et pour constituer dans tout le pays les comités pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, groupant travailleurs et militants de toutes tendances, tissant le réseau politique nécessaire pour organiser la puissante mobilisation qui réalisera l’unité pour l’interdiction des licenciements. » Nous construisons partout ces comités. Rejoignez ces comités !

            Nous nous adressons à nouveau à toutes les organisations se revendiquant de la défense des travailleurs et de la jeunesse, au PCF, au PG, au NPA, au PS, à LO, aux organisations de jeunesse. Tout de suite, maintenant, appelez à la marche unie pour l’interdiction des licenciements.

            Devant l’urgence, et sans attendre, nous prenons nos responsabilités en mandatant une délégation pour demander à vous rencontrer dans les meilleurs délais.

            Nous décidons également la parution d'un bulletin de liaison des comités « jeunes » de lyon pour l'interdiction des licenciements.

 

Appel adopté par 18 jeunes, réunis à Lyon le 29 mai 2009.

Par AJR Lyon - Publié dans : Activité
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