Communiqué de la permanence nationale de l'AJR après les élections européennes du 07 juin 2009
La seule réponse du gouvernement : accélérer les contre-réformes. Richard Descoings vient ainsi de faire ses propositions pour la « réforme des
lycées » : « autonomie des établissements », dotation horaire globale à la liberté des lycées ! Nous n’aurions plus les même cours d’un lycée à un autre. C’est la
continuité de la LRU et du LMD, qui privatisent les universités, liquide les diplômes nationaux, et l’enseignement. Après les diplômes différents d’une fac à l’autre, c’est le bac qu’ils veulent
faire sauter, pour nous livrer à la précarité! Dans le même temps, le gouvernement annonce la liste des 21 universités qui passeront à l’autonomie au 1er janvier 2010 !
Faudrait-il renoncer au retrait du décret sur la masterisation ?
« Assez de cette politique ! », c’est ce qu’on dit les étudiants aux cotés des enseignants chercheurs, exigeant le retrait des deux décrets Pécresse. Et pourtant la direction de la FSU, le syndicat majoritaire des enseignants, aux cotés de l’UNEF, sont depuis des semaines dans un groupe de travail pour mettre en place une « bonne masterisation » ! Faudrait il renoncer au retrait de la masterisation ?
Le 28 mai, le Comité technique paritaire ministériel, un organisme consultatif avec des représentants de l’administration et des représentants syndicaux, s’est prononcé en faveur des décrets qui découlent de la « masterisation » grâce à l’abstention lors du vote de la direction de la FSU tandis que les représentants des autres syndicats ont voté contre ! Le 12 juin, lors du Conseil supérieur de la fonction publique, les syndicats sont invités à se prononcer de nouveau. Le SNESUP-FSU s’est adressé au bureau national de la FSU pour leur dire que seul un vote contre les décrets serait acceptable !
N’est ce pas la conséquence des trois mois de grève des universités durant lesquels les étudiants et les E.-C. ont exprimés, AG après AG, le refus d’accepter ces décrets ?
Les directeurs d’ENS viennent quand à eux d’adresser une lettre adressée à Darcos dans laquelle ils se déclarent « choqués » par les conséquences de la masterisation sur l’agrégation. N’est ce pas là comme partout, le rejet qui s’exprime ?
Avec ces 56% d’abstention partout en Europe, les jeunes et les travailleurs dans la continuité du vote NON du 29 mai 2005 en France et du NON irlandais au Traité de Lisbonne ont exprimé leur rejet de cet avenir qu’on veut leur imposer. Ils ont exprimé leur rejet de la masterisation, de la reforme Darcos et donc de la liquidation de leurs diplômes, seuls remparts à la surexploitation sur le marché du travail. L’exigence de la jeunesse d’avoir de vrais diplômes, un vrai travail un vrai salaire, alors que l’Union européenne et ses directives veut tout liquider, doit trouver son expression ! C’est pour ça que sans faire de sa politique un préalable, côte à côte avec le POI et des militants de toutes tendances, l’AJR se prononce pour que tous prennent leurs responsabilités, pour organiser une marche unie de toute la population et de la jeunesse pour l’interdiction des licenciements !
C’est pourquoi l’AJR organise, les 28-29-30-31 août, son camp d’été à Mailhac (Aude).
Par ce que la jeunesse n’a pas décidé de se laisser faire, un camp pour regrouper les jeunes qui veulent se battre contre le système capitaliste, contre la déqualification, le chômage, la précarité, pour la révolution !
D’ores et déjà, inscrivez-vous ! Participez au camp de l’AJR !