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Jeudi 18 juin 2009

Communiqué du comité national de l'AJR du 13 juin 2009



Rejet des élections européennes : 80% des jeunes s’abstiennent !

 

La tendance annoncée par les instituts de sondage s’est donc confirmée : malgré les déclarations ronflantes des uns et des autres sur la prétendue « montée en puissance » du courant « Europe Ecologie » ou la prétendue victoire de l’UMP (11% des inscrits), c’est bel et bien l’abstention massive des travailleurs (60%) et des jeunes (80%) qui s’est exprimée dimanche en France, et durant toute la semaine dans la plupart des pays européens (55% d’abstention dans toute l’Europe).

 

C’est bel et bien ce rejet des institutions européennes en général et de la politique menée dans ce pays en particulier, que tous semblent vouloir camoufler.
 

Assez de cette politique ! Rupture avec l’Union européenne !
 

Or, cette abstention, ce rejet, est-ce autre chose que le reflet, au plan électoral, de l’abstention, du rejet par les travailleurs et les jeunes, des plans du gouvernement ?

 

               Rejet de la « réforme » des lycées : en décembre dernier, des dizaines de milliers de lycéens sont descendus dans la rue pour exiger le retrait et ont fait reculer le gouvernement !

 

               Rejet des « décrets » Pécresse : au printemps, des milliers d’enseignants-chercheurs, d’étudiants et de personnels universitaires ont fait grève pendant 11, 12 voire 13 semaines pour exiger le retrait du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs et le retrait de la « masterisation » des concours !

 

               Rejet de la loi Bachelot à l’hôpital, rejet du plan « facteur d’avenir » à La Poste, rejet de la destruction du statut national et des externalisations à EDF - GDF, etc. !

 

C’est aussi un désaveu pour tous les partis qui n’ouvraient comme perspectives aux travailleurs et aux jeunes que le vote aux européennes ou les journées d’actions « saute-mouton » comme en témoigne la très faible participation des travailleurs et des jeunes, le 26 mai dernier et ce 13 juin !

 

Les partis se réclamant des intérêts des travailleurs et des jeunes doivent ensemble ouvrir une issue !
 

Ils doivent répondre à l’appel à organiser une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements !

 

Au moment où une nouvelle vague de licenciements massifs s’abat sur ce pays (630 000 chômeurs de plus annoncés par l’UNEDIC), n’est-ce pas le refus d’organiser une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements (proposition du Parti ouvrier indépendant) qui est la cause principale du revers cinglant infligé, en particulier au Parti socialiste (PS), mais aussi au Front de gauche, au NPA et à Lutte ouvrière, lors des élections européennes ?

 

Au moment où le gouvernement a prévu d’accélérer ses contre-réformes, en particulier dans les lycées et les universités (propositions pour la « réforme des lycées » par R. Descoings, autonomie pour 21 nouvelles universités en janvier 2010 et systématisation des stages en entreprise dans tous les cursus universitaires, suppression de 30 000 nouveaux postes dans l’Education nationale), faut-il continuer à accompagner la LRU et le processus de Bologne (LMD), comme le fait le PS ?

 

Et de manière immédiate, après 12 semaines de grève pour le retrait de la « masterisation » des concours, faut-il continuer à accompagner la « masterisation » des concours comme le font G. Aschieri (secrétaire général de la FSU) et l’UNEF dans les groupes de travail qui se réunissent avec Pécresse et Darcos ?

Faut-il taire leur responsabilité dans ces groupes de travail, comme le font les militants du Front de gauche et du NPA qui militent dans la FSU ?

 

Tout est encore possible !

 

Pour autant, tout est encore possible ! Etudiants, lycéens nous n’avons pas lâché sur nos revendications !

 

Les partis se réclamant des intérêts des travailleurs ont encore la possibilité de répondre aux aspirations de la population, qui exige l’unité pour l’interdiction des licenciements.

Ils peuvent encore décider de répondre à la proposition du Parti ouvrier indépendant (POI), comme l’ont fait l’AJR et des militants de toutes tendances, d’organiser ensemble une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements.

 

Comme il est encore possible, d’un point de vue syndical, d’exiger des ministres concernés qu’ils retirent la « masterisation » des concours (1).

 

Il en va du sort des travailleurs, des jeunes. Pour les aider, il faut qu’une force politique se batte pour et dise :

 

§   Retrait de la réforme des lycées !

§   Maintien des BEP ! Non au bac pro en 3 ans !

§   Retrait de la « masterisation » des concours !

§   Maintien des postes dans la Fonction publique !

§   Réouverture des postes aux concours !

§   Retrait du « plan jeune » Sarkozy-Hirsch !

§   Interdiction des contrats précaires !

§   Interdiction des licenciements !

 

Nous ne pouvons compter que sur nos propres forces !

Ensemble, préparons le camp de l’AJR !

 

Pour toutes ces raisons, il nous faut construire notre propre organisation indépendante : pour combattre les plans du gouvernement, pour défendre inconditionnellement les intérêts des jeunes & des travailleurs, pour aider à réaliser l’unité pour ouvrir une issue à la jeunesse.

 

C’est le sens du combat de l’Alliance des jeunes révolutionnaires (AJR). Les 28-29-30-31 août, à Mailhac (Aude), l’AJR organise un camp pour discuter de ces questions et apporter des propositions.

 

Un camp pour se regrouper, pour s’organiser, pour agir contre le système capitaliste, contre la déqualification, le chômage, la précarité, pour la rupture avec l’Union européenne, pour la révolution !

 

Inscrivez-vous ! Participez au camp de l’AJR ! Organisons-le ensemble euro par euro !

Soutenez financièrement cette campagne !

Rejoignez l’AJR !


 

 

 

(1) Le 2 juin dernier, lors de la section syndicale du conseil supérieur de la fonction publique d’Etat (CSFPE) qui se réunit toujours avant ce dernier, toutes les fédérations syndicales de fonctionnaires ont exigé ensemble le retrait, en particulier, des projets de décret sur la « masterisation » des concours.

Comment comprendre que le 12 juin au CSFPE la FSU boycotte le vote et donc ne vote pas contre, sciemment ?

Par AJR Lyon - Publié dans : Publications
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