Un mouvement historique a soulevé l’université l’année dernière, unissant les profs et les étudiants : une
des deux revendications centrales était le retrait de la masterisation des concours.
Plus que jamais, retrait de la
masterisation !
Aujourd’hui, les prises de positions de multiplient.
Chez les enseignants, la FSU (syndicat majoritaire chez les profs) et FO entre autres se prononcent pour le
retrait de cette réforme.
Chez les étudiants, l’Unef dans un tract sorti mi-octobre se prononce pour le retrait des décrets de la
masterisation.
Dès cette année, 150 000 étudiants en stage sans formation,
sans statut, précaires !
Pour sa part l’AJR a engagé une bataille depuis la rentrée et a rassemblé des centaines de signatures sur
l’exigence d’unité pour le retrait de la masterisation des concours.
La masterisation c’est :
- la destruction des IUFM qui préparent nationalement à un concours national
- la destruction du statut de fonctionnaire stagiaire :
Avec le statut : 12 mois payés en moyenne 1 400 euros = environ 17 000 euros par an
Ce que Pécresse veut : 108H payées 34.30 euros = environ 3 600 euros par an
- des stages en responsabilité pour des étudiants non formés et sous-payés alors qu’ils sont censés préparer
les concours :
100 000 étudiants de M1 devraient effectuer jusqu’à 108h de stage « en observation ». La somme d’heures est considérable quand on connaît le poids
des révisions pour la préparation des concours. Déjà on apprend qu’un peu partout, des étudiants de M1 doivent effectuer des stages en classe, alors qu’ils ne sont même pas formés, qu’ils n’ont
passé aucun concours !
50 000 étudiants de M2 devraient effectuer jusqu’à 108h de stage « en responsabilité »
- la destruction des disciplines : avec un « master enseignement » on
« apprend » à devenir « prof général » au lieu de professeur spécialisés dans une discipline.
Le gouvernement et l’UE détruisent nos
droits !
La masterisation va à l’encontre des intérêts des étudiants : avoir un vrai diplôme national reconnu, un
vrai statut, un vrai salaire !
Pour sa part, l’AJR estimeque toutes
ces réformes qui remettent en cause l’ensemble de l’école républicaine publique, accessible à tous, sont le produit de la politique du gouvernement, dictée par l’Union européenne.
En effet, depuis 1999 et la signature du Processus européen de Bologne qui préconise la privatisation des
universités, partout en Europe on assiste à la destruction des diplômes et des universités publiques.
L’AJR combatpour le retrait du plan
LMD, pour le retrait de la LRU qui met en place la privatisation-destruction des universités.
L’AJR combatcontre le Processus de
Bologne, contre les institutions capitalistes de l’Union européenne, parce qu’on ne peut sérieusement se battre contre les réformes du gouvernement Sarkozy sans s’attaquer à leur
source.
Ce sont les positions de l’AJR, mais qu’on les partage ou non, ne faut-il pas, sans attendre, que se
réalise l’UNITÉ de tous les étudiants et leurs organisations pour exiger :
L’année dernière, la loi LRU déployait ses constituantes dans les réformes du statut d’enseignant-chercheur, dans le contrat doctoral unique,
et dans la masterisation des formations d’enseignants (impactant notamment les concours du CAPES et de l’Agrégation). Pendant plus de trois mois, au cours d’un mouvement historique, les
enseignants chercheurs (EC) et les étudiants se sont mis en grève sur ces modifications. Plus de 100 000 étudiants et EC ont manifesté le 10 février 2009 dans toute la France.
En effet, ces réformes ne prenaient pas en compte les revendications du monde de la recherche et ne répondaient pas aux problèmes jugés urgents par les concernés,
comme par exemple la difficulté pour un enseignant-chercheur à réaliser des travaux de recherche conséquents tout en assurant le nombre d’heures de cours prévu par son statut. Mais tout en étant
inadaptées aux problèmes concrets, ces réformes portaient atteinte à des principes clés de notre système : indépendance de l’enseignant-chercheur, égalité des candidats devant un concours
national, remise en cause des acquis statutaires nationaux, etc.
C’est sous le prétexte d’économies soi-disant justifiées par la crise que les secteurs de l’Education et de la Recherche ont subi des attaques franches, avec la
mise en place de ces réformes pendant l’été, au mépris de la mobilisation historique des EC et des étudiants. Malgré la volonté du retrait pur et simple, votée dans de nombreuses assemblées
générales d’étudiants et d’enseignants, notamment ici à l’ENS de Lyon, comment le gouvernement a-t-il pu maintenir sa position ? N’est-ce pas à mettre en lien avec la position de la
direction de la FSU (syndicat majoritaire chez les EC), qui au lieu de demander le retrait pur et simple de la masterisation, demandait en fin d’année dernière la mise en place de « groupes
de travail » pour appliquer une « bonne » masterisation, dans le mépris le plus total de la position de la majeure partie de ses syndiqués ?
Qu’en est-il actuellement ?
La ministre veut envoyer 150 000 étudiants, futurs enseignants, en stages sous-payés dans des établissements scolaires, sans formation et sans statut :
personne ne peut accepter !
Par la circulaire du 20 août et en application du décret sur la masterisation des concours, la ministre voudrait que les étudiants effectuent des stages dans des
conditions de précarité extrêmes :
- 100 000 étudiants de M1 devraient effectuer jusqu’à 108h de stage « en observation ». La somme d’heures est considérable quand on connaît le poids
des révisions pour la préparation du CAPES !
- 50 000 étudiants de M2 devraient effectuer jusqu’à 108h de stage « en responsabilité », en lieu et place de la préparation à l’AGREG !
Jusqu’à présent, les stages en responsabilité étaient réservés aux lauréats des concours de
recrutement (CAPES, AGREG) après une formation en IUFM, et en tant que fonctionnaires stagiaires au premier échelon de leur corps. Les enseignants en formation avaient jusqu’à présent un vrai
statut et un vrai salaire, en moyenne 1400 euros par mois pendant 12 mois.
Ces nouveaux stages n’ont rien à voir : les étudiants se retrouveraient avec la responsabilité d’une vraie classe, sans formation et seraient des vacataires
payés uniquement pour les 108H. Sur l’année, cela représente une perte des 4/5e du salaire :
Avec le statut : 12 mois payés en moyenne 1400 euros = environ 17000 euros par an
Ce que Pécresse veut : 108H payées 34,30 euros = 3700 euros par an
La logique de la masterisation :
remplacer les 13500 postes d’enseignants supprimés
par des étudiants précaires !
Voici ce que V. Pécresse a déclaré :
« les stages en responsabilité des étudiants de M2 sont justifiés pour savoir si un futur enseignant est apte au métier. Aujourd’hui, en cette période
transitoire, il y a une question : peut-on mettre un étudiant de M1 en stage en responsabilité ? Cela correspond à la volonté du président de la république de développer les stages et
l’apprentissage dans la Fonction Publique. »
C’est cela la logique de la masterisation. Avant, le concours permettait à des milliers d’étudiants d’avoir un vrai travail, un statut et un vrai salaire ; il
faudrait maintenant enchaîner les stages, sans être sûr de devenir professeur un jour. Dans le même temps, 13 500 postes d’enseignants titulaires sont supprimés. En définitive, la
masterisation, c’est la précarisation, la flexibilité qui s’introduit dans le métier d’enseignant. Qui peut l’accepter ?
Rien n’est joué en cette rentrée, il est possible de faire reculer la ministre !
Unité pour le retrait de la circulaire du 20 août de mise en place des stages !
D’ores et déjà, le SNESUP-FSU, principal syndicat des enseignants-chercheurs, le SNES, syndicat majoritaire chez les enseignants du secondaire et la FNEC-FO se sont
prononcé pour le retrait de cette circulaire. Aucun étudiant, aucun professeur, aucun parent d’élève ne peut accepter une telle régression. Aucun étudiant, aucun professeur, après les 3 mois de
grève de l’année dernière, ne comprendrait que l’unité ne se fasse pas pour le retrait de cette circulaire.
Pour que ces stages soient mis en place, il faut qu’une convention soit signée entre le recteur, le président de l’université et le chef d’établissement. A l’ENS,
un grand flou entoure cette question, adressons-nous aux directeurs pour demander précisément de quoi il retourne, et s’il le faut, prenons position pour qu’ils ne signent pas les conventions
de stage !
Comment comprendre, quand 600 000 jeunes arrivent sur le marché du travail cette année face à plus de 650 000 licenciements annoncés sur l’année, cette
destruction de la valeur des diplômes et concours nationaux ? Peut-on accepter la précarisation du corps enseignant, par la destruction de ses statuts publics ?
Devant la persévérance et la continuité des politiques du gouvernement, n’est-il pas urgent que la jeunesse se saisisse de son avenir ? Est-il juste de délier
les attaques de l’année dernière et les propositions actuelles ? Que dire du « plan jeune » Sarkozy-Hirsch au niveau national, qui institutionnalise la précarité et abandonne même
la notion de CDI ? Au niveau local, que penser du projet de fusion des ENS de Lyon, et de l’ambiguïté, dénoncée par des syndicats, qu’il laisse planer sur le statut des élèves des promotions
prochaines ? Devons-nous accepter le sacrifice de la condition des étudiants et des travailleurs pour payer la crise ? Devons-nous accepter que certains parlent déjà de relance, que
les salaires des traders soient au plus haut, et que les bourses soient toutes en hausse, quand chaque jour des centaines de travailleurs perdent leur emploi ?
L’AJR refuse de considérer les problèmes isolés les uns des autres, et donc de réduire leur résolution en des luttes seulement locales, déconnectées et donc
impuissantes. Pour nous, proposer une organisation politique de la jeunesse, c’est poser la question : aujourd’hui, beaucoup d’étudiants travaillent pour payer leurs études, est-ce les aider
à tenir que de permettre aux employeurs, par le plan Hirsch, de les payer toujours moins, avec des garanties chaque fois plus amoindries ? Pour notre part, nous considérons que l’issue
politique passe par l’appel lancé à Puteaux le 5 septembre par 148 ouvriers qui propose la tenue le 28 novembre d’un rassemblement à Paris pour
l’interdiction des licenciements.
De plus, l’AJR se bat nationalement pour les revendications suivantes :
Nous vous invitons à venir discuter de tout cela, sans préalable, afin de dresser un bilan de ces événements et d’aborder les perspectives sur un plan national et
local, dans l’enseignement et la recherche. La situation est-elle verrouillée ? Chaque perte est-elle définitive ?
Ces propositions ne sont pas à prendre ou à laisser : il ne s’agit pas d’adhérer à un ‘package’ de slogans prêts à consommer. Il est nécessaire d’en discuter,
de nous informer les uns les autres, d’échanger nos arguments, afin de s’organiser et d’obtenir l’unité pour les revendications qui seront retenues. C’est pourquoi nous vous invitons à venir en
discuter, avec une unique certitude : sans mobilisation ni unité, rien ne s’opposera aux projets que nous dénonçons. Nous sommes le nombre, organisés nous serons la force !
Chaque étudiant inscrit dans la filière et l’UE de son choix
Aucune suppression de TP/TD !
Modification du statut des enseignants-chercheurs : quelles conséquences concrètes pour les étudiants ?
La modification du statut des enseignants-chercheurs met en place l’application de l’équivalence 1h TD = 1h TP au lieu de 1h TD = 1,5hTP. Le service normal pour un
EC est de 192h « équivalent TD ». Avant la modification du statut les heures de TP avaient moins de valeur que celle de TD. Autrement dit lorsqu’un EC assure des cours en TP il doit
faire plus de 192h effectives pour arriver à remplir son service. Les EC faisaient alors des « heures sup’ » sans pour autant être payés. Avec la modification de l’équivalence dès
qu’un EC va atteindre les 192h effectives il aura atteint les 192h de service.
Pour l’UE de génétique, à la moitié du 2ème semestre les EC auront fait leur cota d’heures, il restera 600 heures à assurer… mais sans
enseignants-chercheurs ! Sans cours, sans TP comment allons-nous valider notre UE ?
Le gouvernement apporte la réponse : ce sont 900 suppressions de postes, dont 3 dans l'UMR LEHF à Lyon 1 !
L'université devra donc soit moduler à la hausse les heures d'enseignement des EC, soit supprimer des TP, voir des UE ou des filières entières, soit augmenter le
nombre d'étudiants par classe ! L'UE Biodiversité des Arthropodes de Biologie a dors et déjà été supprimée à cause du manque de personnel à Lyon 1 !
Comme à Montpellier, le regroupement des filières, des TD et des TP sera d'ailleurs facilité par la toute récente fusion des UFR, votée au CA en Octobre dernier
!
Dans un compte-rendu une élue du CEVU indique : « Il est question d’attribuer un volant d’heures à ne pas dépasser pour chaque composante. Du coup, ces
crédits pour la faculté des sciences risquent d’être très nettement insuffisants pour certaines disciplines car les disciplines sur-encadrées compensent les sous-encadrées… » !
Cela voudrait dire que dans le cadre des UFR fusionnées, des EC de physique pourraient venir en compensation donner des cours en biologie !!
Pouvons-nous accepter la destruction de nos formations par la suppression des TP ?
Pour sa part l’AJR considère que tous les étudiants doivent avoir accès à une formation de qualité nous donnant des qualifications, inscrites dans des
diplômes nationaux !
Alors organisons nous pour qu’aucun TP aucune UE ni filière ne soit supprimés !
Maintien de toutes les filières et de toutes les UE !
Droit à chacun de suivre la filière et les UE de son choix !
Pour cela s’il le faut rendons nous en délégation auprès du président de l’université !
Le statut de nos enseignants-chercheurs est primordial à la qualité de notre formation !
Retrait du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs et interdiction des suppressions de postes dans la fonction publique ! Pour cela
interdiction des licenciements !
Tous à la manifestation nationale le 28 novembre à Paris !
En effet, la masterisation, c’est la fin du concours national qui assure à tous ceux qui l’ont réussi d’avoir un
poste avec le statut de fonctionnaire de l’Etat, c’est l’obligation pour tous les étudiants qui veulent passer le concours de poursuivre leurs études jusqu’en Master Enseignement, et tant pis
pour ceux qui n’ont pas les moyens.
Avec le master, les étudiants apprennent « sur le tas » pendant deux ans après la licence etavant le concours
« Avant, on pouvait préparer les concours de recrutement (CAPES) juste après la licence (BAC + 3). Quand on
avait ce concours, on avait un statut de stagiaire de la fonction publique, donc un salaire dès BAC+ 4 de 1300 euros, et un beau métier.
Maintenant, avec la réforme de Darcos et Pécresse, plus de concours, mais un master à BAC + 5, des stages, mais pas
pour tous, pas de statut, et une rémunération de 3000 euros … par an, c’est-à-dire 250 euros par mois, 4 fois moins que le salaire que nous aurions dû avoir ! » nous apprends une
étudiante.
De plus, le ministère ne peut garantir qu’il va recruter les meilleurs dans leur discipline puisque la formation
n’est plus disciplinaire. Ainsi il n’est pas prévu d’épreuve orale pour ceux qui passeraient les épreuves de langues vivantes…
Que devient l’étudiant-apprenti-enseignant qui n’est pas reçu au concours ?
Il viendra grossir un « vivier » de détenteurs d’un « Master des métiers de
l’enseignement ».
Deux types de « contrat » se côtoieraient : le fonctionnaire d’Etat avec ses décrets statutaires et,
le non fonctionnaire d’Etat, pouvant être employé en tant que vacataire et non plus comme fonctionnaire.
Le statut et le déroulement de carrière peuvent-ils survivre à la masterisation des
concours ?
Non. Les états généraux de la formation des enseignants affirment : « le master [...] doit se
fonder (sur) la reconnaissance sociale et salariale de la formation initiale pour tous les enseignants de la maternelle à l’université » et ajoutent :
« les professeurs des écoles et les certifiés interviendraient sur l’enseignement de base, symbolisé par le socle commun ». Il s’agit donc de constituer un
corps unique « d’enseignants », allant de la maternelle à l’université, avec une formation universitaire aux « métiers d’enseignant ». Le système qu’on connaît, reposant sur
des corps et des grades, volerait en éclats.
D’autre part, le budget 2010 prévoit 18 000 suppressions de postes suite à la mastérisation.
Le nombre de postes proposés diminue d’année en année : 20 740 recrutements externes en 2002 ; 8600
en 2009 dans le second degré.
Pendant des mois, les étudiants, aux côtés des enseignants-chercheurs (E.-C.), se sont mis en grève, ont
manifesté, se sont réunis en assemblées générales pour exiger le retrait immédiat de la réforme de la masterisation des concours. Comment comprendre que la direction de la FSU, syndicat
majoritaire chez les E.-C., et l’UNEF négociaient une bonne application de cette réforme en participant aux groupes de travail ?
Mais aujourd’hui, plus que jamais, son retrait immédiat reste à l’ordre du jour !
Abrogation des décrets sur la masterisation !
Maintien du recrutement à bac + 3 pour le CAPES et bac + 4 pour l’agrégation !
Maintien des concours actuels : maintien de la qualification disciplinaire !
Interdiction des suppressions de postes dans la fonction publique !
A l’heure où « la crise » frappe de plein fouet les entreprises privées et publiques, le gouvernement, par une circulaire estivale, impose la rémunération
des stages de plus de 2 mois. Comment comprendre qu’après une vague de licenciement sans précédant (650000 depuis janvier 2009) privant d’avenir les 600000 jeunes arrivant sur le marché du
travail en septembre 2009, le gouvernement « impose » cette dépense aux entreprises ?
De plus en plus d’étudiants sont obligés de travailler après leurs cours pour financer leurs études et cela parfois au détriment de la réussite à leurs examens.
Notre propos n’est donc pas de dire que les étudiants pourraient se passer de 400 € par mois mais nous ouvrons la discussion sur la « solution » apporté par le gouvernement.
Des stages de recherche rémunérés ?
Les stages de « master 2 recherche » dépassent tous une durée de 2 mois. Dans le cadre de la nouvelle réforme ils doivent donc être obligatoirement
rémunérés. Il nous faut revenir sur ce qu’est ce stage. Il est inscrit dans le cadre de notre formation continue. C’est une partie intégrante de notre formation. Ce n’est pas un hasard si la plus
part du temps ils se déroulent dans des laboratoires publics. Nous sommes donc encadrés par des chercheurs ou enseignants-chercheurs qui interviennent à l’université.
Les organismes publics n’ont pas de fonds spécifiques pour assurer cette dépense. Il faudrait alors qu’ils utilisent une part du budget alloué à la recherche pour
payer des étudiants. Comment cela sera possible à l’heure où le CNRS est complètement démantelé et où les crédits de recherche sont de plus en plus bas ? Et se sont les étudiants qui en
payeront les conséquences : les laboratoires refuseront de prendre des étudiants en stage de recherche !
Peut-on accepter que des labos refusent des étudiants, non pas par manque de place ou manque de projet de recherche mais simplement par ce qu’il ne peut pas
financer un salaire ?
Nous posons alors la question : la sélection dans les laboratoires doit-elle se faire en fonction du financement des labos ou alors en fonction des besoins
en recherche ?
Quel financement pour les étudiants ?
L’Etat a injecté 426 milliards d’euros pour sauver les banques et les spéculateurs. Nous l’avons tous vu, ce plan de relance a servi à financer les plans de
licenciements (plus de 600000 depuis janvier !). Aujourd’hui on voudrait alors nous faire croire que « les caisses de l’Etat sont vides » ! Elles ne sont pas vides pour tout
le monde ! C’est donc une exigence légitime de la jeunesse que de vouloir un avenir ! Alors après les centaines de milliers de postes en CDI détruits quoi de plus urgent et de plus
vital pour la jeunesse que l’interdiction des licenciements ? Nous ne voulons pas d’un statut de stagiaire précaire sous-payé avec un bac+5
Plus que jamais nous devons réaffirmer : un vrai diplôme, un vrai travail, un vrai salaire, un CDI pour tous !
Pour cela une seule issue : l’interdiction des licenciements !
Tous à la manifestation national le 28 novembre à Paris !